Le sésame, nouvel espoir économique au sud du Tchad

Dans le sud du Tchad, la culture du sésame connaît un essor fulgurant, apparaissant comme une alternative prometteuse à la traditionnelle culture du coton. De plus en plus de ménages consacrent une partie de leurs terres à cette plante aux multiples atouts, témoignant d’une véritable transformation agricole.

« Il n’y a pas un ménage ici qui ne cultive pas le sésame », affirme un cultivateur à Léré dans la province du Mayo-Kebbi Ouest. Sur les marchés hebdomadaires de la Tandjilé et du Logone Occidental, pour ne citer que ceux-là, le prix du sésame oscille entre 700 et 900 francs CFA le kilo. Les producteurs locaux, fiers de leur travail, précisent : « Nous produisons nous-mêmes le sésame et fixons nos prix selon la disponibilité. »

Cependant, malgré cette migration, le secteur souffre d’un manque de soutien de la part du gouvernemet. Les agriculteurs expriment des inquiétudes quant à l’absence d’organisation et de recherches approfondies sur les différentes variétés de sésame adaptées aux conditions locales. « Cette année, nos cultures ont été ravagées par des chenilles et nous manquons de produits pour lutter contre ces insectes », déplore un habitant de Bologo dans la Tandjilé. « Ceux qui ont choisi des variétés précoces s’en sortent mieux. »complète-t-il.

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La production et la transformation du sésame se font encore de manière artisanale au Tchad. Les produits manufacturés viennent principalement du Soudan et du Cameroun. Les agriculteurs tchadiens vivent ainsidans une situation précaire face à la concurrence étrangère. Pourtant, le potentiel économique du sésame est indéniable. Avec des investissements appropriés, cette filière pourrait non seulement dynamiser l’économie nationale mais aussi créer des emplois durables pour les jeunes.

Les acteurs locaux appellent donc à une prise de conscience des autorités afin de développer cette culture prometteuse. En renforçant les infrastructures agricoles et en soutenant la recherche sur le sésame, le gouvernement du Tchad pourrait transformer cette ressource naturelle en un véritable moteur de croissance.

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