La France a pris note de la décision du Tchad de dénoncer l’accord de défense, tout en exprimant sa volonté de continuer le dialogue avec N’Djamena. Ce vendredi soir, un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a confirmé cette position. Il a rappelé que « La France a entamé depuis près de deux ans une réflexion et un dialogue avec ses partenaires sur la reconfiguration de ses dispositifs militaires en Afrique ». Dans ce cadre, un dialogue étroit est maintenu avec les autorités tchadiennes, qui ont manifesté leur souhait d’adapter le partenariat en matière de sécurité et de défense.
D’autre part, le président Emmanuel Macron n’a pas été informé par Mahamat Idriss Déby au sujet de cette décision, ce qui pourrait indiquer qu’il y a eu des pressions sur ce dernier. Un observateur de haut niveau a souligné que cette décision a pris tout le monde par surprise, y compris le cercle rapproché de Déby. Cela laisse place à une certaine confusion.
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Selon plusieurs officiers, il existe une certaine agitation au sein des cabinets parisiens. En réalité, la présidence, la primature, l’état-major des armées et les services de renseignement étaient en effervescence ce vendredi matin, avec une réunion de crise et un conseil de défense convoqué en urgence à l’Élysée pour tenter d’analyser les implications de cette annonce. Pendant ce temps, le ministre des Affaires étrangères français se trouve en Éthiopie.
Hier, 28 novembre, après la rencontre entre le chef de l’État tchadien et le ministre français des affaires étrangères,Jean-Noël Barrot, ce sujet n’a pas évoqué.

