À l’approche de Noël, les marchés de N’Djamena, la capitale tchadienne, sont à nouveau confrontés à une flambée des prix qui soulève des inquiétudes parmi les consommateurs. Ce phénomène, qui se répète chaque année, semble devenir une constante indésirable pour la population tchadienne. Les denrées alimentaires, y compris la viande, le poisson et les condiments, voient leurs prix s’envoler, tandis qu’une gamme variée de vêtements et de chaussures attire également l’attention des acheteurs. Toutefois, le pouvoir d’achat des clients est sévèrement affecté par des augmentations parfois vertigineuses. Luciana Allayamel, une consommatrice touchée par cette situation, déclare : « Les prix sont exorbitants. Un sac de riz coûte désormais très cher par rapport à avant. J’aimerais qu’ils baissent les prix. Le coût du bidon d’huile est passé de 7 000 F à 8 000 F. Avec ces hausses, il est difficile d’assurer une fête pour nos enfants. J’espère que l’État pourra intervenir. »
Ce phénomène d’augmentation des prix n’est pas nouveau ; il se produit systématiquement chaque année à l’approche des fêtes. Les commerçants en profitent souvent pour augmenter leurs tarifs, créant un véritable gouffre entre les attentes des consommateurs et la réalité économique. Alhafis Dakhasro, un vendeur au marché de Dembé, explique : « Les prix n’ont pas augmenté sur le marché, mais c’est dans certaines boutiques du quartier que cela se constate. Les huiles provenant d’ici et celles en provenance de Moundou voient leurs prix augmenter. Actuellement, l’huile d’ici coûte 28 000 F contre 25 000 F auparavant ; celle de Moundou a grimpé de 20 000 F à 25 000 F. »
Malheureusement, malgré ces hausses récurrentes et les plaintes des consommateurs, le gouvernement semble inactif face à cette situation alarmante. Les citoyens interpellent régulièrement les autorités pour qu’elles prennent des mesures afin d’encadrer ces augmentations et protéger le pouvoir d’achat des ménages. L’absence de réaction concrète accentue le sentiment d’abandon ressenti par la population lors des périodes festives. La population espère que le gouvernement prendra enfin ses responsabilités pour permettre à chacun de célébrer Noël et la fête de l’an dans la dignité.
Par ESSIBEYE Lévi

