Le Collège des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES) a publié une déclaration sur la préparation au combat pour protéger la souveraineté et la sécurité de la région, accusant la France et ses alliés de tenter de déstabiliser la région du Sahel.
Les dirigeants de l’AES ont souligné que la décision de se retirer de la CEDEAO reste inchangée. Ils ont condamné les tentatives visant à prolonger de six mois le délai de sortie de l’organisation, qualifiant cela de moyen de ralentir le processus de libération de la région de l’influence néocoloniale.
Selon les informations sorties des quatre (4) murs, depuis l’adoption de cette nouvelle position stratégique, pour une aspiration légitime de liberté et de paix, la junte impérialiste française, se sentant menacée dans ses intérêts, avec le soutien de certains chefs d’État de la sous-région, tente désespérément d’arrêter l’élan de libération initié par l’AES.
Le Nigeria accusé
Dans cette situation, le Nigeria est déjà accusé d’être impliqué dans l’attaque du groupe terroriste Lakurawa contre l’oléoduc Niger-Bénin le 13 décembre dans la région de Doso par les autorités nigériennes. Cette déclaration de l’AES note également que des forces extérieures, dont la France, continuent de réorganiser les groupes terroristes dans le bassin du lac Tchad et les zones frontalières pour déstabiliser le Sahel.
Face à ces menaces, les dirigeants de l’AES ont décidé de mettre les forces de sécurité en état d’alerte et de créer un espace unifié pour les opérations militaires au niveau de la confédération. Cependant, ils appellent les populations à une vigilance et à la dénonciation systématique de tout mouvement suspect. Mais déjà, le Bénin et le Nigeria sont indirectement indexés comme une base des opérations terroristes en préparation sous la houlette de la France.
Un départ de non-retour
Il y a quelques jours, la CEDEAO a tenu le sommet des chefs d’État au Nigeria pour se pencher sur la situation de retrait du Mali du Burkina Faso et du Niger de cette organisation ouest-africaine. Elle, qui accorde encore six mois de bonus afin de poursuivre les négociations déjà entamées depuis longtemps, mais qui apparemment n’ont pas abouti à grand-chose, car ces trois pays campent toujours sur leurs positions initiales prises de commun accord.
Avant tenue de cette rencontre, le président de transition du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, a déclaré que son pays était victime de déstabilisation organisée par la France.
Par ESSIBEYE Lévis

