Alors le maréchal ne s’était pas trompé…

Des tirs à l’arme lourde ont retenti ce mercredi 8 janvier en début de soirée à N’Djamena. Des détonations ont été entendues non loin de la présidence, dans le centre de la capitale du Tchad.

Cette tentative de déstabilisation intervient juste quelques jours après la déclaration du président de la république, le maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, qui s’est inquiété du risque d’une telle menace. « Je sais que nous allons être combattus. J’ai pleinement mesuré les conséquences sécuritaires, économiques, diplomatiques et médiatiques qui peuvent découler de cette décision historique. Nous n’avons pas écarté la possibilité que nos propres compatriotes vont, malheureusement, être utilisés pour essayer de déstabiliser notre pays. » avait-il affirmé le 31 décembre 2024 dans son message de vœu à la nation.

L’autre fait, et non de moindre, est aussi la décision du Tchad de rompre toute coopération militaire avec la France. Depuis quelques jours, il y a des joutes verbales entre Paris et N’Djaména. Si sur les réseaux sociaux, beaucoup d’Africains indexent directement la France d’être derrière cette tentative de coup de force, le gouvernement tchadien, lui, parle d’un commando moins armé, assimilé aux éléments de la secte Boko Haram qui serait sorti d’un des quartiers de N’Djaména.

L’ennemi anéanti

Dans la soirée, le porte-parole a assuré que la situation était « sous contrôle » et a évoqué « un petit incident ». Dans une vidéo diffusée sur Facebook et filmée dans l’enceinte de la présidence, Abderaman Koulamallah a affirmé, pistolet à la ceinture, que la situation était « totalement maîtrisée » et qu’il n’y avait « aucune crainte et rien de grave ».

Plusieurs des assaillants ont été tués, tandis que d’autres ont été arrêtés. « Le commando qui a attaqué le Palais Présidentiel était composé de 24 personnes. Le bilan est de 18 morts et 6 blessés du côté des assaillants », a affirmé Abderaman Koulamallah à la télévision nationale tchadienne. Le gouvernement déplore un mort et 3 blessés côté forces de défense et de sécurité.

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