Que deviendront les politico-militaires du CNT?

Après l’accord de Doha au Qatar en 2022, plusieurs acteurs politico-militaires ont répondu à l’appel du président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, qui était alors général de corps d’armée. Cet événement a marqué un tournant significatif dans le processus de réconciliation nationale et constitue un succès à attribuer au gouvernement de l’époque.

Suite au dialogue national inclusif et souverain (DNIS), plusieurs leaders de ces groupes rebelles ont intégré le gouvernement, tandis que d’autres ont été nommés conseillers nationaux de transition, un organe parlementaire temporaire. Cette stratégie a permis au pouvoir de mieux contrôler ces anciens rebelles en les rendant plus utiles pour la nation.

LIRE AUSSI : Élections au Tchad : vers une révolution parlementaire

Cependant, la plupart des politico-militaires ayant participé au Conseil national de transition (CNT) ont soumis leur candidature aux élections législatives de décembre dernier. Certaines candidatures ont été acceptées, tandis que d’autres ont été rejetées par l’agence nationale de gestion des élections et le Conseil constitutionnel. Parmi les candidats issus des rangs politico-militaires, seul Takilal Ndolassem a été élu député pour la prochaine législature.

Cette situation soulève des préoccupations, car il est crucial pour le gouvernement d’entretenir des relations avec ces anciens rebelles. Il est donc impératif d’accélérer le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), entamé en 2023. Cela permettrait à ces acteurs politiques de trouver une nouvelle place dans la société et de travailler aux côtés des autorités en place.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *