Le tourisme tchadien : un trésor caché

Le secteur du tourisme tchadien est placé sous l’amnésie. Il est loin d’être un levier économique. Aucun regard n’est tourné vers ce secteur qui attend à être largement redressé, puisque entretenu par des individus qui n’ont pour seule besogne que de s’enrichir à l’ombre de l‘Office national de promotion du tourisme, de l’artisanat et des arts (ONPTA), une coquille vide.

Dans les faits, les sites touristiques tchadiens connus sont entre autres, le lac Ounianga, le Musée national, le lac Léré, le massif du Tibesti, le parc national Zakouma, la mosquée Fayçal, les Iles flottantes du lac Tchad, le plateau de l’Ennedi. Mais jamais par exemple le centre gravitationnel d’Afrique n’est valablement répertorié. Qu’en fait-on ?

Erigé depuis en 1938, le monument du centre gravitationnel du continent africain est situé́ dans le 3ème arrondissement de Sarh sur la route de Banda. Ce pivot de l’Afrique censé être un véritable pôle touristique n’a jamais attiré́ le regard des autorités tchadiennes. Pourtant, il va sans dire qu’il mettra en valeur le Tchad comme une destination touristique émergente, contribuant à renforcer son image sur la scène internationale. Le point de centre d’Afrique à Sarh représente une opportunité énorme pour le Tchad.

Plusieurs autres pays, la Gambie cité en exemple, misent sur le tourisme pour survivre économiquement. Cela soigne davantage leur image diplomatique, tant les échanges culturels et la compréhension mutuelle sont au rendez-vous.

Le tourisme est un facteur essentiel de la cohésion sociale entre les peuples. Il renforce les liens communautaires : une rencontre entre les visiteurs et les habitants. Il joue un rôle important dans la consommation des produits locaux.

Par ILLETEGUI .S. Thomas

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