Apologie du divorce : la ministre Amina Longoh se défend

Après la sortie de Gassim Chérif, ministre Porte-parole du gouvernement tchadien, fustigeant l’apologie de divorce promu par une recommandation issue du Salon de la Femme Tchadienne, Amina Priscille Longoh, ministre de la Femme et de la Petite enfance, se défend de ne pas être à l’origine de cette recommandation controversée.

« La seule et unique recommandation que j’ai, en ma qualité de ministre, adressée au gouvernement est celle relative à la création d’un Fonds national de la finance inclusive (FNFI) en faveur des femmes et des jeunes», se défend-t-elle sur sa page Facebook, ce 13 mars 2025.

Malheureusement, le « Salon de la femme tchadienne » est une initiative du ministère dont elle est la patronne. Toutes les recommandations ont donc été rédigées sous sa houlette. Il lui sera difficile de se dédouaner. C’est dire que cette sortie de madame Longoh, loin de mettre fin à la polémique suscitée par la malencontreuse recommandation, vient raviver les tensions et le débat autour de cette question. La ministre aurait dû se taire après le communiqué du ministre Porte-parole du gouvernement. Loin de s’excuser pour cette incartade, elle enfonce le clou. Dommage.

Cette situation interpelle le gouvernement, qui doit ouvrir les yeux sur les tendances du wokisme en vogue dans certaines organisations féministes au Tchad, mais également sur les agitations de certaines femmes responsabilisées au plus haut sommet de l’État. L’on ne saurait tolérer des insinuations idéologiques qui visent à répandre la perversité morale. Les valeurs qui fondent la société tchadienne ne doivent, en aucun cas, être bradées sur l’autel d’une abjection féministe. Nous y reviendrons.

Par Jean-Calvin Mouenguen

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *