Le tribunal de Paris a condamné Marine Le Pen et huit autres eurodéputés pour détournement de fonds publics, lundi 31 mars.
Lundi 31 mars 2025, le tribunal de Paris a condamné la députée RN, ancienne présidente du RN pour détournement de fonds publics, tout comme huit autres eurodéputés. Les douze assistants jugés à leurs côtés ont, eux aussi, été déclarés coupables de recel. Le tribunal a estimé que le préjudice total était de 2,9 millions d’euros, en faisant «prendre en charge par le Parlement européen des personnes qui travaillaient en réalité pour le parti» d’extrême droite.
Reste à décider d’une éventuelle peine d’inéligibilité à l’encontre de Marine Le Pen. L’accusation avait requis, après quatre mois de procès entre septembre et décembre 2024, une peine de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire – c’est-à-dire qu’elle s’appliquerait directement, y compris si Marine Le Pen fait appel de la décision des juges –, cinq ans de prison dont deux fermes et une amende de 300.000 euros.
Pour rappel, il est reproché à la patronne des députés RN d’avoir détourné des fonds publics. Dans le détail, le ministère public a dénoncé un « système » mis en place par le parti, entre 2004 et 2016, d’embauche d’assistants parlementaires « fictifs » qui travaillent en réalité pour le RN. Il estime que ces pratiques se sont renforcées lorsque Marine Le Pen a pris la tête de la formation d’extrême droite, en 2011.
« Je pense que la volonté du parquet est de priver les Français de la capacité de voter pour ceux qu’ils souhaitent. » C’est « ma mort politique qu’on réclame », s’était-elle indignée au moment où les réquisitions avaient été prononcées, en décembre 2024, rapporté par La Nouvelle République.fr.

