Le service des douanes des États-Unis a commencé à collecter des taxes de 20 % pour l’Europe et de 104 % pour la Chine depuis ce mercredi.
Donald Trump a exclu tout miracle de dernière minute. Des droits de douane « réciproques », destinés, selon le président américain, à rééquilibrer les déficits commerciaux des États-Unis avec les autres pays – avec une formule absurde – sont entrés en vigueur à 0 h 01 ce mercredi 9 avril, heure de Washington (5 h 01 à N’Djaména).
Ils concernent au total 86 nations, alors que les taxes plancher de 10 % visant les autres pays sont entrées en vigueur samedi dernier. Ces tarifs, qui secouent les Bourses mondiales et font craindre une récession globale, « c’est une super situation », s’est réjoui le président américain, mercredi soir, lors d’un dîner rassemblant des républicains à Washington. « Ça va être légendaire », a-t-il assuré, avant de se reprendre : « légendaire dans le bon sens du terme ».
Des ripostes attendues
En marge de ce bras de fer sino-américain, le Canada a également annoncé qu’il allait riposter en taxant à 25 % les véhicules fabriqués aux États-Unis qui ne respectent pas l’accord commercial USMC (USA-Mexique-Canada), soit environ 8 % des 750 000 voitures américaines exportées).
L’Europe, elle, est frappée par des taxes de 20 % qui toucheront 380 milliards d’euros d’exportations. Les Vingt-Sept, dont la main tendue n’a pour l’instant pas été saisie par Donald Trump, prévoient une riposte en deux temps. La première, à hauteur de 25 %, à partir du 15 avril, porte sur 21 milliards d’euros de produits américains et répond aux taxes sur l’acier et l’aluminium. La seconde, plus importante et encore débattue, est attendue le 15 mai. De quoi laisser du temps à un éventuel compromis. Mardi, le président américain a répété qu’il était ouvert à des accords « au cas par cas ».

