Le GCAP dresse le bilan de transition politique au Tchad

Ce mercredi 16 avril 2025, le groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) a fait une déclaration faisant le bilan de quatre ans de transition au Tchad.

Pour le GCAP, dans quelques jours, la transition aura mis quatre ans au pouvoir. Ce qui équivaut presque à un mandat présidentiel sans rien apporter aux Tchadiens. » En déplorant les voyages inutiles sans aucune réalisation, le GCAP a mis premièrement l’accent sur la cherté de vie qui a secoué la vie socioéconomique des Tchadiens. «  Avec 1000 f, on pouvait se procurer 10 pains, mais aujourd’hui, c’est seulement 8  ; la quantité et la qualité en moins  », a déploré cette coalition.

Le GCAP a aussi pointé du doigt les tueries de 18 jeunes assassinés le 28 avril 2021 et des centaines de jeunes tués le 20 octobre 2022, le cas à Bougoudi, à Abéché, à Sandana, dans le Logone occidental, dans les Monts de Lam, à Berem, à Léo, etc., et le problème d’insécurité grandissante dans toutes les provinces en quatre ans de transition. Pour lui, ce qui s’est passé au Tchad est incomparable avec certains pays qui ont eu aussi des coups d’État tels qu’au Burkina Faso, au Niger, au Gabon et au Mali sans faire couler le sang.

« Ceux qui sont au pouvoir ont deux tares  : ils n’aiment pas le Tchad et ils ne sont pas capables de faire quoi que ce soit pour le faire avancer  », tranche le GCAP.

Les quatre ans ont permis plutôt aux dirigeants de mettre en place une dictature féroce qui est transmise de l’oncle au père, et aujourd’hui au fils. Le Tchad reste depuis 2012 un pays de non-droit à la main d’une seule personne qui contrôle tout. L’impunité est devenue pratique courante pour les criminels. Ce qui est à l’origine des menaces quotidiennes telles que les vols à main armée sur des paisibles citoyens a été monnaie courante.

La flambée des prix du ciment et de la viande n’a pas été occultée dans la communication du GCAP. À ce sujet, il déplore le manque d’eau et d’électricité qui explique clairement combien de fois le « Tchad est mal managé », selon ses propres termes.

Le développement du Tchad doit passer par les ressources dont il dispose, puis par la volonté et les capacités. De ces deux dernières, le MPS n’en a pas du tout. « L’incapacité est dans leur gène. Les dirigeants ne savent que le vol et la violence  », accuse-t-il. Et donc, avec cette gouvernance, «  le chômage, les dettes intérieures et extérieures, la pauvreté ne trouveront nulle part des solutions adéquates pour soulager la souffrance de Tchadiens  », prévient le GCAP.

Enfin, le GCAP avertit par rapport aux cas de terres dans le Logone Occidental, dans les Monts de Lam, dans la Tandjilé, plus particulièrement le pays marba dans la sous-préfecture de Baktchoro, que « les années à venir constitueront la descente aux enfers du peuple tchadien, … à commencer par le déguerpissement des populations de leurs terres ».

Par ESSIBEYE Lévis & ILLETEGUI. S. Thomas

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *