Adoum Younousmi, l’artisan de l’accord de Miski

Bardaï, chef-lieu de la province du Tibesti, a fait l’objet, pendant plusieurs décennies, de prises de bec de certains de ses fils avec le gouvernement tchadien. D’une superficie de 142,56 km² en plein cœur du Sahara, entourée de chaînes de montagnes, la ville de Bardaï méritait mieux plus qu’être un nid de l’instabilité et parfois de levées de boucliers contre l’État.

Pour changer la donne et donner une nouvelle représentation à cette partie du Tchad, Adoum Younousmi, ancien membre du gouvernement, a entamé, depuis une longue période, « un travail de dialogue et de rapprochement » entre les représentants du Comité d’autodéfense de Miski et le gouvernement de la République du Tchad, précise une source proche du comité.

Adoum Younousmi a mobilisé toutes les ressources de règlement de conflit disponibles pour le retour à la paix et à la stabilité dans la ville de Bardaï et dans tout le Tibesti. Une mission délicate, « compte tenu des enjeux et de la sensibilité des points de divergence », reconnait notre interlocuteur.  La seule chose qui a pu prévaloir était les discussions franches, le tout couronné par les rapprochements réciproques et l’intérêt général. Les membres du Comité d’Autodéfense de Miski « n’ont pas enfin laissé le bruit des opinions des autres couvrir leurs voix intérieures. », affirme-t-il.

Promesse d’un avenir meilleur pour Bardaï

Les œuvres en sourdine d’Adoum Younousmi ont porté fruit ce 20 dimanche avec la signature d’un accord de paix entre le gouvernement et les représentants du Comité d’autodéfense de Miski. Le médiateur de la République, Saleh Kebzabo, a su bien conclure par une bonne moisson en mettant définitivement fin à plusieurs années de « mécontentements nés de certaines situations que le Tchad a connues ».

L’accord signé prévoit, selon le médiateur de la République du Tchad, la cessation des hostilités, la réintégration des parties dans un processus de dialogue constructif, ainsi que des engagements concrets en faveur de la paix. Le Comité d’autodéfense de Miski s’engage, par cet accord, à contribuer activement à la paix, dans l’intérêt supérieur de la nation.

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