Au Mali, la phase nationale de consultation sur la relecture de la charte des partis politiques s’est clôturée ce mardi 29 avril. Cette étape, qui a réuni diverses composantes de la société malienne (les forces vives) et de la diaspora, a débouché sur plusieurs recommandations majeures. Parmi les propositions phares figurent la dissolution de l’ensemble des partis politiques.
A l’issue de cette rencontre de deux jours à Bamako boycottée par la plupart des formations politiques du pays, il a été proposé de « dissoudre tous les partis politiques » et d’en « durcir les conditions de création », selon le même document.
Ce pays sahélien est dirigé par une junte depuis un double coup d’Etat, en 2020 et 2021. Les militaires au pouvoir ont manqué à leur engagement de remettre le pouvoir aux civils à la fin de mars 2024.
La concertation préconise également de « suspendre toutes les questions électorales » jusqu’à la « pacification » du pays. Ces recommandations seront remises au chef de la junte, le général Assimi Goïta, qui devra les adopter. La concertation devait servir à « la mise en œuvre » des recommandations politiques des Assises nationales organisées à la fin de 2022 pour « construire une solution de sortie de crise ».
Au Niger voisin, des « Assises nationales » ont également proposé au début de mars le maintien de la junte au pouvoir pendant cinq ans et la dissolution des partis. Au Burkina Faso, les activités de toutes les organisations de la société civile et des partis politiques ont été suspendues.

