Appel du GCAP-Femme contre l’insécurité et les crimes au Tchad

La porte-parole du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) Femme, Florence LAORDOMDEMADJE a dénoncé les cas d’insécurités généralisées (assassinats, viols et braquages) au Tchad lors d’une déclaration faite ce mardi 06 mai 2025 à Habena dans le 7ème arrondissement de la ville de N’Djamena.

Dès le début de la déclaration, le GCAP-Femme a rappelé que les femmes sont victimes de situations sécuritaires dégradées. Il a constaté que « les femmes égorgées sinon abattues chez elles ou dans les champs, jeunes femmes violées et assassinées, époux et fils braqués, enlevés, détenus et torturés ».

Généralement, ces femmes et hommes arrêtés, torturés, violés et exécutés sont justes de ceux qui se battent ou qui réclament ou qui veulent exercer leur droit à la liberté, à la dignité et à la justice. Du jour au lendemain, les familles sont brisées, les mères pleurent leurs fils disparus, des enfants grandissent dans la peur d’un avenir incertain.

Parmi les multiples cas, les plus récents et les plus cruels est le viol d’une femme violée devant sa fille, menacée à mort par un militaire le mercredi 30 avril à Kelo, l’autre femme violée et assassinée à Walia le 01 mai, et un commerçant tué dans sa boutique non loin d’un commissariat.

C’est à la somme de tout cela que le GCAP-Femme dit « Halte à ce règne de terreur et de crimes et appelons les principaux responsables qui sont à la tête du pays et toute la chaine sécuritaire au respect de la vie humaine ». Florence LAORDOMDEMADJE appelle les autorités à punir les coupables et les auteurs de ces crimes. Sinon « elles auront en face une vague déferlante des femmes nues marchant et bloquant toutes les rues des principales villes du Tchad et principalement N’Djamena. »

Les femmes du GCAP appellent à rompre tout silence face aux crimes et à la « soumission à un pouvoir qui méprise la vie humaine.» Elles ne veulent plus être spectatrices passives de tout ce phénomène d’insécurité grandissant.

En montrant leur engagement pour la bataille de la cause juste et noble afin de faite renaitre la justice, les femmes ont rappelé au gouvernement que « chaque vie arrachée, chaque larme versée par une mère en deuil, chaque cri de douleur que vous provoquez constituent votre condamnation éternelle ».

Enfin, le GCAP-Femme exige une enquête indépendante sur les crimes commis contre les manifestations, les arrestations des opposants politiques et journalistes et pour les assassinats politiques ; la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, la fin des arrestations arbitraires et des exécutions extrajudiciaires et une gouvernance transparente qui respectera les droits et les libertés fondamentales.

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