« Adieu, ma sœur Aziza…
J’ai du mal à trouver les mots. Aziza Baroud n’est plus. Et avec elle, c’est une partie de notre cœur, de notre mémoire, de notre espoir qui s’en va.
Aziza, c’était une sœur, une amie, une voix douce et forte à la fois. Une femme brillante, drôle, tendre, courageuse… tellement courageuse. Pendant quatorze longues années, elle s’est battue contre le cancer, sans jamais se plaindre, sans jamais baisser les bras. Elle en parlait avec pudeur, mais aussi avec une force incroyable, pour nous réveiller, pour briser le silence autour de cette maladie qui fait tant de ravages.
Elle a marqué la vie politique du Tchad. Elle a donné à notre diplomatie un visage noble, respecté et admiré. Elle a porté le Tchad dans son cœur et sur ses épaules, avec une élégance et une intelligence rares.
Mais au-delà de la diplomate, je veux parler de la femme. Aziza, c’était une lumière. Elle faisait rire, elle savait écouter, elle savait dire les choses avec franchise et délicatesse. Elle était là, présente, humaine, vraie. En février dernier encore, nous étions ensemble à la Francophonie, derrière le Chef de l’État. Elle m’a dit doucement la maladie progresse, mais je vis d’espoir. Et c’était ça, Aziza. L’espoir, toujours. Même dans la douleur, elle rayonnait.
Je pense à ses enfants, à sa famille. À tous les N’djamenois et tous les tchadiens qui pleurent aujourd’hui une sœur aimante, une femme exceptionnelle.
Ton sourire nous manque déjà, Aziza.
Ta voix. Ton regard. Ta façon unique de faire sentir à chacun qu’il comptait.
Repose en paix, princesse.
Tu restes avec nous. Dans nos cœurs, pour toujours.
Ton absence restera une lumière ! »
Par Abderaman Koulamallah

