Ce 27 juin 2025, la République démocratique du Congo et le Rwanda signent à Washington un accord de paix bilatéral sous l’égide des États-Unis. Cette signature officielle de l’accord de paix RDC-Rwanda aura lieu en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio. Elle marquera une avancée diplomatique majeure pour la région des Grands Lacs.
L’accord vise à mettre fin à une crise sécuritaire vieille de près de 30 ans, aggravée par la rébellion du M23. Il fait suite à la Déclaration de principes du 25 avril et au texte paraphé le 18 juin. L’administration Trump, avec l’appui du Qatar, a activement facilité les négociations.
Les États-Unis promettent un soutien économique, notamment dans les secteurs stratégiques : cobalt, cuivre, lithium. Washington considère cet accord comme un levier pour la stabilité durable et l’attraction d’investissements.
Malgré l’enthousiasme diplomatique, l’accord de paix RDC-Rwanda divise la scène politique congolaise. Le Dr Denis Mukwege et les proches de l’ancien président Joseph Kabila dénoncent un processus opaque, jugé trop rapide et peu inclusif.
Pourtant, la communauté internationale soutient massivement l’initiative. Paul Kagame a récemment accueilli Olusegun Obasanjo à Kigali pour renforcer l’élan pacifique. Ce dernier, émissaire de l’Union africaine et des organisations régionales, poursuit ses consultations.
Le vrai défi commence maintenant : mettre en œuvre l’accord sur le terrain. Cela implique le retrait effectif des troupes, la démobilisation réelle des milices, et la stabilité des zones touchées. La réussite dépendra du respect du calendrier, du suivi international et de l’engagement sincère des deux États.

