Depuis 24 juillet 2025, le gouvernement tchadien a confirmé une épidémie de choléra dans les camps de réfugiés soudanais de Dougui, situés dans l’Est du Tchad, en particulier dans la province du Ouaddaï. Cette crise sanitaire est directement liée, serait liée à la l’épidémie qui sévit actuellement au Darfour Sud. Les premiers cas de choléra dans le Darfour en l’occurrence ont été signalés depuis février 2025.
Les réfugiés fuyant donc les violences au Soudan sont aujourd’hui regroupés dans quatre provinces du Tchad : le Ouaddaï, le Wadi Fira, l’Ennedi Est et le Sila. Dans ces zones, la pression humanitaire devient de plus en plus forte autant que dure la crise et les infrastructures d’eau et d’assainissement sont insuffisantes, selon les constats relevés par le ministère de la santé publique.
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Une délégation ministérielle conjointe – et partenaires techniques et financiers- dépêchée sur les lieux a constaté de dysfonctionnement en lien avec les dispositifs hydrauliques installés sur les sites affectés du fait de manque de ressources pour assurer leur fonctionnement. Cette pénurie d’eau potable aggrave les risques sanitaires et complique la prévention de la maladie.
À ce jour, le Tchad recense 151 cas de choléra notifiés, dont 90 guérisons et 9 décès. Selon le Coordonnateur du Centre des Opérations d’Urgence en Santé Publique (COUSP), Dr Dissia Fittouin, la situation reste sous contrôle. « Nous avons acquis suffisamment de médicaments pour la prise en charge », rassure-t-il.
Une équipe de 14 experts a été aussitôt dépêchée sur place depuis le 26 juillet pour renforcer la riposte. Elle étroitement avec les équipes locales pour la détection, le traitement et la prévention.
Chaque année, le ministère de la Santé publique prépositionne des kits de prise en charge dans les zones à risque. Ce dispositif a également été mis en œuvre cette année, permettant une réaction rapide dans les provinces touchées.
Les femmes et les enfants sont les principales victimes de l’épidémie, en raison de leur vulnérabilité accrue dans les conditions précaires des camps.
Malgré un contexte difficile, les autorités sanitaires, appuyées par des partenaires humanitaires, entendent maintenir une vigilance élevée et empêcher toute propagation de l’épidémie au reste du territoire.

