Le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a présidé la cérémonie de remise officielle politique des exemplaires de la loi nᵒ 023/CNT/2024 portant Protection de l’environnement, couplée au lancement du numéro vert pour une gestion durable de l’environnement.
La loi Nᵒ 023/CNT/2024 a été votée par le Conseil national de transition en sa séance du 15 octobre 2024. Dans son premier article, il est dit : « L’environnement constitue en République du Tchad un patrimoine national faisant partie intégrante du patrimoine mondial. Salut Conservation, sa protection et l’amélioration de ses ressources sont d’intérêt général et résultent d’une politique dont l’élaboration et l’application incombent à l’État. » C’est pourquoi tout Tchadien, tout habitant au Tchad a droit à un sain dans les définies par les textes.
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Pour le ministre de l’Environnement, cette loi, »bien plus qu’un texte, incarne une volonté collective, une vision stratégique et un engagement solennel en faveur de la préservation de notre planète et du bien-être de la population ». Il a rappelé que le temps a changé, les défis se sont intensifiés et le monde a changé. Donc la loi de 1998 s’est révélée insuffisante, inadaptée, voire dépassée. Ceci s’explique par le fait qu’elle ne prenait pas en compte les impacts spécifiques de l’exploitation pétrolière, gazière et minière. C’est dans ce contexte que la loi Nᵒ 023/CNT/2024 portant Protection de l’environnement, remplaçant formellement la loi 1998, a été adoptée. Cette loi consacre le principe du « pollueur-payeur », renforce le rôle de la société civile, et instaure un droit à l’information et à la participation des citoyens dans les décisions environnementales.
Dans le cadre de la mise en œuvre de cette loi, le ministère de l’Environnement a mis un numéro vert 1319 à la disposition de la population. Ce numéro gratuit et accessible à tous permet à chaque citoyen de signaler toute atteinte à l’environnement, de dénoncer les pratiques illégales. Il sera aussi un lien direct entre le peuple et le ministère, un outil de transparence, de vigilance et surtout d’une réponse rapide. « Car, protéger l’environnement n’est pas une option, c’est une obligation morale, une nécessité vitale et une responsabilité sacrée », a conclu le chef du département de l’environnement.

