À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Tchad, le Mouvement pour la Solidarité et le Soutien aux Actions du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno (MOSAMIDI) a organisé, ce lundi 11 août 2025, au CEFOD, une table ronde de la jeunesse tchadienne sur les conflits intercommunautaires. Placé sous le thème « L’engagement de la jeunesse tchadienne dans la gestion des conflits intercommunautaires au Tchad : quelles solutions ? ». L’événement a réuni plusieurs associations de jeunes, des acteurs politiques et quelques autorités administratives.
Selon les panelistes, les conflits intercommunautaires au Tchad trouvent leur origine dans les litiges fonciers, un problème complexe auquel de nombreux gouvernements à travers le monde peinent à apporter des solutions durables. Ils ont souligné que ces violences, qui touchent quotidiennement, hebdomadairement, voire annuellement des communautés tchadiennes, résultent en grande partie du non-respect et de la non-application des textes de la République, notamment au niveau provincial, départemental, sous-préfectoral et cantonal.
Le coordinateur national du MOSAMIDI, Ousmane Obili Malgoune, a rappelé que, depuis plus de six décennies, le Tchad est miné par des conflits stériles ayant endeuillé de nombreuses familles, laissé des veuves et des orphelins, et freiné le développement du pays d’au moins 60 ans.
Pour sa part, Dr Allah-Ridy Koné, l’un des intervenants, a interpellé les magistrats, les responsables judiciaires, les commandants de brigade, les sous-préfets et les chefs de canton à rendre des jugements équitables, en attribuant les terres et en donnant raison à ceux qui le méritent réellement, conformément à la loi.
En guise de solutions, les panels ont appelé la jeunesse à s’engager activement dans le renforcement du dialogue intercommunautaire et à s’organiser en associations pour sensibiliser les familles et les communautés. Ils ont insisté sur la nécessité de développer une conscience collective, condition essentielle pour faire face durablement à ces conflits.

