Trois ans du Bloc fédéral : bilan, forces, faiblesses et défis pour un Tchad fédéral

Le Bloc fédéral à l’occasion de son troisième anniversaire a présenté le bilan pendant trois ans du Fédéralisme et envisage les perspectives pour un Fédéralisme effectif au Tchad ce lundi 11 août 2025 au CEFOD. Nouabatessem Jonathan, secrétaire général national du parti Convention pour la démocratie et le fédéralisme (CDF), a présenté le bilan du Bloc fédéral en trois parties : les réalisations et les forces du bloc, les faiblesses et les défis auxquels le Bloc fait face.

Avant de présenter le bilan, le secrétaire général national du CDF a rappelé que la mise en place du Bloc fédéral est une œuvre humaine. En trois ans, le Bloc fédéral s’est imposé comme un partenaire politique crédible. Il a été fort en matière de propositions en matière de fédération. « De la conférence internationale sur la forme de l’État à la participation au DNI et au référendum constitutionnel, l’opinion a apprécié à juste valeur la densité des propositions et les raisons substantielles qui ont guidé ses décisions », a fait le secrétaire général national du CDF.

Ensuite, Nouabatessem Jonathan a souligné comme force « la profondeur des réflexions ayant abouti à l’élaboration du projet de constitution de l’État fédéral du Tchad et l’élaboration de la cartographie du Tchad fédéral, établie sur des critères objectifs, la théorisation du concept de Fédération et la solidité de la structure organisationnelle constituent une force indéniable faisant du Bloc une organisation redoutable ». Non seulement la coordination du Bloc fédéral par Core Tchad est un gage de crédibilité, il faut souligner l’engouement de la population pour la fédération, sa prise de conscience des avantages de la fédération.

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Parlant des faiblesses, comme dans toute œuvre humaine, le secrétaire du parti CDF a souligné des incohérences internes avec des partis qui ne regardent pas toujours dans la même direction, et cela a constitué un frein à l’harmonisation de leur position par rapport aux défis politiques. Il faut noter aussi le faible financement des activités des partis politiques, tant par les militants des partis eux-mêmes que du financement public. En plus, le déficit démocratique général qui démotive les sympathisants et les acteurs politiques de l’opposition en général et les organisations fédéralistes en particulier. Pour finir, la difficulté pour certains partis politiques à se dessaisir de leurs obligations en soutien à l’État unitaire.

Par rapport aux défis, le premier concerne l’imposition de l’État unitaire. Ce qui a relevé le premier échec du Bloc, la non-inscription du projet de constitution fédérale au référendum. Face à ce défi majeur pour le Bloc, le secrétaire général national dit : « Malgré l’adversité, on doit se construire… La lutte est faite de dynamisme, de détermination, d’organisation et de sacrifice ».

Par ILLETEGUE SAMGUE Thomas

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