Accusé de multiples crimes graves, dont meurtre, terrorisme et trahison, le vice-président sud-soudanais Riek Machar fait désormais face à une inculpation. Selon un communiqué publié ce jeudi 11 septembre par le ministère de la Justice, Riek Machar est présumé avoir orchestré une attaque meurtrière contre une base militaire.
Riek Machar, figure centrale de la politique sud-soudanaise depuis l’indépendance du pays en 2011, se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une crise judiciaire et politique. Placé en résidence surveillée depuis mars dernier, le vice-président a été formellement inculpé ce jeudi 11 septembre pour une série de chefs d’accusation particulièrement lourds tels que meurtre, terrorisme, trahison et crimes contre l’humanité.
Selon le communiqué du ministère de la Justice, Riek Machar est accusé d’avoir coordonné, avec sept autres personnes, une attaque armée contre une base militaire située dans le nord du pays. L’opération aurait coûté la vie à plus de 250 soldats, ainsi qu’à un major général sud-soudanais et à un pilote de l’ONU. Les autorités estiment que cette attaque aurait visé à déstabiliser les forces loyalistes dans une région stratégique.
L’arrestation de Riek Machar en mars dernier avait déjà semé l’inquiétude au sein de la communauté internationale. Nombre d’observateurs redoutaient alors un retour à la guerre civile, près de sept ans après la fin d’un conflit sanglant entre les partisans de Machar et ceux du président Salva Kiir. Entre 2013 et 2018, ce conflit avait fait environ 400 000 morts.
Par Nathaniel MOUNONE

