Lutte contre les discours de haine : la HAMA prône coopération et responsabilité

Le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Tom Erdimi, représentant le Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a procédé ce jeudi 25 septembre 2025 à l’ouverture officielle du colloque international organisé par la Haute Autorité des médias et de l’audiovisuel (HAMA), placé sous le thème : « Les mécanismes de lutte contre les discours de haine : état des lieux et perspectives », couplée à la commémoration du 30ᵉ anniversaire de la HAMA.

L’événement a réuni les responsables des grandes institutions de la République ainsi que les délégations venues de plusieurs pays.

La présidente de la HAMA a réaffirmé l’engagement de l’institution à poursuivre sa mission avec indépendance, pédagogie et responsabilité, afin de garantir une presse libre, professionnelle et pleinement impliquée dans la promotion de la paix et de la démocratie.

Elle a souligné que la lutte contre la diffusion et la propagation des discours de haine, souvent relayés par les médias numériques et dans les réseaux sociaux, est aujourd’hui amplifiée par l’intelligence artificielle. « Ces messages, qui prennent des proportions inquiétantes, sapent les fondements de nos sociétés, remettent en cause la paix, la cohabitation, le vivre-ensemble et l’unité nationale. Ils compromettent ainsi les efforts en matière de sécurité, de stabilité, de développement et de progrès », a-t-elle alerté.

Le ministre Tom Erdimi a appelé à une prise de conscience collective et individuelle impliquant les institutions de régulation, les acteurs politiques, les médias, la société civile ainsi que la jeunesse africaine. « Nous avons le devoir de renforcer la liberté d’expression tout en mettant en place des mécanismes de prévention, de sensibilisation et de sanction afin d’éradiquer ces fléaux », a-t-il déclaré.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’adapter les cadres juridiques et réglementaires aux réalités du numérique, en instaurant des mécanismes clairs de prévention, de contrôle et de répression. Il a également plaidé pour une coopération accrue entre les instances africaines de régulation et le développement d’outils communs pour mieux armer la jeunesse contre la manipulation et l’intolérance.

Plusieurs pays ont pris part à ce rendez-vous, parmi lesquels la Côte d’Ivoire, le Congo, la République centrafricaine, le Sénégal, la Mauritanie, le Cap-Vert, le Maroc, le Mali, le Burundi, la République démocratique du Congo, les Comores, la Guinée, le Burkina Faso et le Togo.

Par ESSIBEYE Lévis

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