Rentrée des classes : cap sur une école inclusive et équitable

Ce 1ᵉʳ octobre, les vacances s’achèvent et la vie reprend dans les salles de classe à travers les 23 provinces du Tchad. Élèves et enseignants renouent avec le rythme de l’apprentissage pour neuf mois, portés par un système éducatif que le gouvernement entend maintenir sur sa lancée, après une année 2024-2025 jugée apaisée et productive.

Le choix de Bongor, chef-lieu du Mayo-Kebbi Est, pour abriter la cérémonie nationale du « top à la satellite éducative 2025/2026 », n’est pas anodin. En plaçant cette rentrée sous le thème de « la décentralisation, un levier pour une éducation inclusive, équitable et de qualité », le ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique inscrit l’école dans la dynamique globale de la Ve République, qui mise sur la proximité et la responsabilisation locale pour relever ses grands défis.

Ce signal fort s’accompagne d’un autre, tout aussi décisif : l’apaisement du climat social. Le Syndicat des enseignants du Tchad (SET), qui avait brandi la menace d’une grève, a finalement levé son préavis. Une preuve supplémentaire que le dialogue, déjà expérimenté avec succès l’an dernier, reste l’outil le plus efficace pour garantir la stabilité du calendrier scolaire.

La rentrée 2025/2026 s’ouvre donc sous de bons auspices : une volonté affichée de moderniser l’école à travers la décentralisation, et un climat social relativement assaini qui offre à élèves comme enseignants la sérénité indispensable à la réussite éducative. Mais derrière l’enthousiasme, subsiste un défi de taille : transformer cette dynamique en résultats tangibles, afin que l’école tchadienne devienne réellement ce moteur d’inclusion et de qualité que promettent les discours officiels.

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