Anne Hidalgo visite la capitale tchadienne sous le signe de la coopération et de la prudence

Il y a un peu plus de 24 heures que la maire de Paris, Anne Hidalgo, séjourne dans la capitale tchadienne, N’Djaména. Cette visite, si pour le moins, n’augure pas l’intention des autorités municipales de N’Djaména de prétendre gouverner cette ville comme Paris, elle soulève en revanche plusieurs questions, notamment sur les réalités factuelles entre les deux capitales pendant que N’Djaména en l’occurrence, fait face aux nombreux défis basiques que Paris a relevés il y a des siècles.

Les populations peuvent, pour le moins qu’on puisse dire, compter sur l’accord de coopération signé entre Paris et N’Djaména qui porte sur des thématiques très importantes : gouvernance locale, aménagement urbain, transition écologique, accès aux services de base, culture/francophonie, sécurité urbaine. Lesquelles thématiques nécessitent un accompagnement financier consistant en ce que la mairie de Paris ne saurait s’y jeter à moins qu’elle bénéficie de la clémence de l’AFD pour faire face à de grands défis urbains comme la gestion des déchets, les inondations sur fond de croissance urbaine au galop.

Le revers le plus inquiétant est la « diplomatie des villes » qu’a su utiliser Paris pour mieux contourner les canaux étatiques classiques alors que les relations entre le Tchad et la France ont pris un coup depuis la rupture des accords militaires et les multiples discours de rupture prononcés par le Président de la République du Tchad, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno.

Pourvu que cette visite ne détourne pas l’engagement vers la souveraineté largement partagée. dans l’opinion nationale.

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