Le SET provincial de N’Djaména accorde le bénéfice du doute au gouvernement en suspendant sa grève pour une semaine

Lors de l’assemblée générale tenue ce lundi 03 novembre 2025 à l’école centre de N’Djaména, le Syndicat des enseignants du Tchad (SET) provincial de N’Djaména a décidé de suspendre sa grève pour une semaine afin d’accorder au gouvernement le temps de signer le décret nᵒ 477, portant statut particulier de l’enseignant.

Le secrétaire général du SET, section provinciale de N’Djaména, Abdelkader Djibia a présenté le rapport de la réunion tête à tête avec le Premier ministre Amb. Allah Maye Halina. Dans ce compte rendu, il a énuméré les points phares, notamment la question de la signature du décret 477, cause principale de la grève des enseignants. Selon lui, le chef du gouvernement a promis de le signer dans les tout prochains jours une fois qu’il tiendra le conseil des ministres le mardi 04 novembre 2025. « Si jamais cette semaine, le décret 477 n’est pas signé, nous avons tous les droits d’aller en grève », propos du Premier ministre relatés par le secrétaire général du SET provincial de N’Djaména.

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Bien que méfiant à la parole du gouvernement, le secrétaire général du SET provincial de N’Djaména a demandé à ses collègues d’accorder juste une semaine au gouvernement en reprenant les craies afin de voir si ce dernier tiendra à sa parole dans les jours qui suivent. Au cas contraire, ils lanceront une grève sèche et illimitée sur toute l’étendue du territoire.

Ainsi, à partir du 4 au 11 novembre 2025, les enseignants vont reprendre les craies. Passé ce délai sans la signature du décret 477, les enseignants ont dit qu’ils ont leur moyen de revendication qui est la grève. Il faut noter que c’est depuis bientôt deux mois que les élèves ne fréquentent pas. L’avenir des enfants est actuellement entre les mains du gouvernement par la pose de la signature sur ce document, tant revendiqué par les enseignants. « Sans cela, l’année scolaire a débuté mal et risque de finir ainsi », déclare un enseignant, furieux, avant d’ajouter que même le « ministre des Finances qui se sent intouchable est le fruit des enseignants ».

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