Le PTPAS lance un appel urgent contre les violences faites aux femmes et aux filles au Tchad

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, célébrée ce mardi 25 novembre 2025, la présidente du Parti des Travailleurs pour le Progrès et l’Adhésion Sociale (PTPAS), Bara Dénéram Marina, a publié une déclaration sur sa page Facebook pour dénoncer et condamner les violences faites aux femmes, aux filles et aux enfants.

La présidente du PTPAS rappelle que « la violence à l’égard des femmes et des filles demeure l’une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde ». Selon les données de l’ONU qu’elle cite, près d’une femme sur trois a subi, au moins une fois dans sa vie, des violences physiques et/ou sexuelles, que ce soit de la part d’un partenaire intime ou d’un agresseur extérieur.

L’édition 2025 de la campagne internationale met l’accent sur la violence à l’égard des femmes dans les espaces numériques. Cette forme de violence ( cyberharcèlement, menaces, diffusion non consentie d’images, attaques sexistes en ligne ) représente aujourd’hui une menace grandissante, particulièrement pour les femmes ayant une forte présence publique : politiques, journalistes, militantes, créatrices de contenu.

Cette recrudescence s’explique, selon Bara Dénéram Marina, par la faiblesse de la régulation technologique, l’absence de reconnaissance juridique de ces agressions dans certains pays, l’impunité des plateformes numériques, la rapidité d’évolution des abus utilisant l’IA, ainsi que l’anonymat des auteurs et le manque de soutien aux victimes.

La présidente du PTPAS déplore également que « chaque minute dans le monde, une femme sur deux se déshumanise, perd toute sa dignité sous la violence de son semblable, de sa communauté, au nom d’un dieu, d’une religion, de la société ou de l’État ». Elle regrette surtout le silence complice de plusieurs acteurs : justice, communauté, famille, entourage.

Face à ce silence, Bara Dénéram Marina lance un appel vibrant à toutes les femmes : se lever, se défendre, briser l’impunité. Elle alerte également sur la montée de discours financés par des acteurs « obscurs » ou « de peu de foi », qui cherchent à justifier ou banaliser les violences sexuelles, le harcèlement et toutes les formes de violences basées sur le genre (VBG). Ces discours, parfois soutenus par certains garants des traditions ou de la religion, contribuent à renforcer les inégalités et à affaiblir la protection des femmes au Tchad.

Tout en saluant les avancées juridiques du Mali, qui a adopté un Code de la famille depuis près de vingt ans, et du Burkina Faso, qui a révisé son Code des personnes et de la famille en septembre 2025, elle déplore que le Tchad, pourtant pays laïc, reste bloqué dans l’adoption d’un texte essentiel : le Code de la famille, un instrument capable d’atténuer et de prévenir les violences sous toutes leurs formes.

Le Parti des Travailleurs pour le Progrès et l’Adhésion Sociale condamne fermement toutes les formes de violences faites aux femmes, aux filles et aux enfants. Il encourage les voix qui se lèvent en faveur de leur protection et souligne la vulnérabilité permanente de la femme tchadienne, souvent condamnée à transformer ses souffrances en force pour justifier son existence.

Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

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