La question des espaces verts occupe de plus en plus de place dans les débats publics à N’Djaména. La capitale manque cruellement d’espaces de loisirs et de distraction. Les quelques rares prévus par le ministère de l’Aménagement du territoire sont royalement occupés par des individus.
Les ministres de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire ont effectué une descente sur ces lieux occupés dans les communes du 1ᵉʳ et 3ᵉ arrondissements ce 10 décembre 2025. Ils somment les occupants de libérer ces espaces dans un délai de deux mois.
Ce même problème est déploré aussi dans la commune du 5ᵉ arrondissement de la capitale. Pour le député de cette commune, Mahamat Saleh Moussa, cet arrondissement ne dispose d’aucune réserve pour sa jeunesse.
« Nous n’avons même pas deux hectares dans le 5ᵉ arrondissement pour offrir aux jeunes un simple espace où jouer au football. Aujourd’hui, ils sont contraints d’aller jusqu’à la place de la Nation pour pratiquer le sport, pourtant essentiel à leur épanouissement », déplore-t-il.
Il déplore la confiscation systématique du seul terrain de cinquante hectares de Gredia, Champ de fil, qui, selon lui, « représentait un espoir » pour la jeunesse du 5ᵉ arrondissement. Ce patrimoine collectif pourrait constituer un input en matière de vivre ensemble et de cohabitation pacifique, une valeur prisée par les plus hautes autorités de la République du Tchad. « Mais cet espoir a été anéanti. » Car, « ce terrain, notre dernier espace stratégique, a été morcelé par le ministère de l’Urbanisme« , regrette Mahamat Saleh Moussa.
Le député plaide ainsi pour une restitution intégrale de ces espaces au bénéfice de la jeunesse de sa circonscription.

