Concours d’entrée à la fonction publique : les lauréats des écoles professionnelles crient à l’injustice

Le collectif des Lauréats des écoles professionnelles du Tchad crie à l’injustice administrative suite au projet de loi de finances 2026 qui exige le concours pour être intégré à la fonction publique.

Adopté le 17 décembre 2025 au Palais de Démocratie de Gassi, le projet de loi de finances 2026 a instauré le concours pour être recruté à la fonction publique. C’est suite à cela que le collectif des Lauréats des Écoles professionnelles du Tchad issus de l’École normale supérieure (ENS), de l’École nationale supérieure des travaux publics (ENSTP) et de l’École nationale des agents de santé (ENAS) trouvent que cette pratique relève d’une injustice administrative.

Selon eux, ils ont passé un concours d’entrée dans ces écoles et, ayant été admis, ils ont suivi une formation rigoureuse et obtenu une certification. Un nouveau concours pour intégrer la fonction publique serait « une imposition ». « Cette exigence supplémentaire est perçue comme une forme d’injustice et de mépris envers les efforts fournis, et elle remet en cause la finalité même de la formation professionnelle », a évoqué le collectif.

Normalement, selon eux, les lauréats sont intégrés automatiquement dans la fonction publique dès la remise de leurs diplômes. Tel est le cas du Cameroun, le pays voisin. C’est une manière de reconnaître les compétences. Chose contraire que le gouvernement tchadien veut adopter.

Le collectif des lauréats des écoles professionnelles du Tchad interpelle les autorités pour qu’elles revoient cette politique, reconnaissent la spécificité des écoles professionnelles et garantissent une intégration directe de leurs diplômés.

Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

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