SEMICA Tchad 2026 : Le « Contenu Local », moteur de la valeur ajoutée dans l’industrie minière

Comment transformer l’extraction brute en un véritable levier de développement multisectoriel pour le Tchad? Cette question était au cœur des débats du Salon International des Mines, des Carrières et du Pétrole (SEMICA), lors d’une session technique dédiée à la création de valeur ce 21 janvier 2026.

L’industrie extractive ne peut plus se contenter d’être une simple activité d’exportation de matières premières. C’est le message fort délivré lors de la session technique intitulée : « Création de valeur ajoutée dans l’extraction minière et opportunités d’investissement ». Les panelistes ont disséqué les politiques de « contenu local » et leur impact réel sur l’économie nationale.

Les débats ont révélé particulièrement que si les approches varient selon les pays — allant de textes règlementaires stricts à des exigences plus souples — l’objectif reste le même : faire du secteur géo-extractif un support sérieux de développement durable.

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L’enjeu n’est plus seulement de prélever des taxes, mais de veiller à ce que l’activité minière innerve l’ensemble du tissu économique. Comme souligné durant la session, le contenu local doit favoriser l’émergence de nouveaux secteurs en capitalisant sur le transfert de compétences, le renforcement des capacités et sur les infrastructures partagées à travers l’utilisation des routes, l’énergie et les réseaux créés pour les mines au profit des populations et des autres industries.

Analyser les externalités positives

Le but de cette session était d’analyser les liens profonds entre l’extraction et le reste de l’économie. Les intervenants ont insisté sur le fait que la valeur ajoutée ne se crée pas uniquement au niveau de la transformation du minerai, mais aussi par les opportunités d’investissement qu’elle génère pour les entrepreneurs locaux.

Le Tchad nourrit donc l’ambition de réduire sa dépendance aux importations de services techniques et de bâtir une industrie extractive qui soit, enfin, un moteur de croissance inclusive.

Par Nathaniel MOUNONE

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