Quatre panélistes de différents pays, au Salon International des Mines, des Carrières et des Hydrocarbures (SEMICA Tchad), ont animé, ce jeudi 22 janvier 2026, lors de la deuxième journée ,une table ronde consacrée aux problématiques liées à l’insertion des jeunes étudiants et diplômés des formations en adéquation avec les besoins des sociétés minières et pétrolières pour accompagner les étudiants dans la recherche de stages de fin de formation et d’emplois.
Les objectifs généraux de ces communications étaient d’analyser l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins réels des industries extractives, afin de réduire la dépendance à l’importation de compétences, d’améliorer l’employabilité nationale et de proposer des mécanismes durables permettant au gouvernement tchadien de disposer de compétences stratégiques dans ces secteurs clés.
Il a également été question de réfléchir aux moyens de favoriser un échange direct entre l’administration des mines et des hydrocarbures, les sociétés minières et pétrolières, ainsi que les étudiants.
Le Directeur de l’Institut du Pétrole du Mongo, Dr Hadji Hissen Issakha, a mis l’accent sur le rôle crucial des partenariats entre les industries extractives et les centres de formation dans le transfert de technologies et de compétences. Il a souligné le manque de collaboration entre les entreprises et les institutions de formation, ainsi que l’insuffisance des équipements et des laboratoires, au sein des institutions de formation.
À l’issue des différentes présentations, les participants ont convenu de mettre en place un mécanisme structuré et durable de développement des compétences locales. Parmi ces pistes de solutions évoquées figurent la co-construction des programmes de formation, le développement de l’alternance malgré les difficultés de sa mise en œuvre ainsi que la promotion des certifications professionnelles dans les industries extractives.

