Le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno impose les règles du jeu à l’Élysée

Le président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, se rendra à l’Élysée ce jeudi 29 janvier 2026 pour une visite officielle sur invitation directe de son homologue français, Emmanuel Macron. Que dire ! Après plus d’un an d’un petit malaise diplomatique entre ces deux États, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, en bon soldat intrépide, a su imposer la discipline dans la relation tchado-française. C’est un combat gagné sans tergiversations mais avec fermeté. Le chef de l’État tchadien n’a pas quémandé cette visite, c’est la France qui l’a souhaitée. Qui définira les règles du jeu ? Bien entendu, le Maréchal.

Les discussions porteront sur la redéfinition des relations bilatérales entre les deux pays. Personne n’imposera rien à personne. La balle sera jouée complètement sur terre. La franchise et le respect mutuels seront convoqués incessamment durant ce tête. Il n’y aura ni maître ni esclave. Ni roi, ni page. La souveraineté du Tchad ne sera écornée de quelque manière que ce soit, car Mahamat Idriss Deby Itno sait la défendre. Il avait sonné la fin de l’ère de la France-Afrique et le président Macron en est conscient.

Depuis la rupture des relations militaires entre le Tchad et la France, les autorités tchadiennes n’ont pas changé leurs éléments de langage diplomatique vis-à-vis de la France. Elles ont toujours réclamé le respect et la coopération qui tiennent compte des attentes du peuple tchadien. « Et c’est dans cette même détermination que le Maréchal s’entretiendra avec son homologue français », nous confie un diplomate. « L’Élysée a bien compris désormais qu’elle ne peut plus s’ingérer dans les affaires internes du Tchad », ajoute-t-il. Pour le président de la République Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, « l’indépendance du Tchad rime avec l’esprit panafricain » et qu’il y a désormais lieu de « bâtir un Tchad prospère et respecté sur la scène régionale et internationale ».

Le 8 janvier dernier, devant les ambassadrices et ambassadeurs de, le président Macron avait classé le partenariat avec l’Afrique comme un « grand partenariat qu’il faut consolider ». « On a complètement changé le logiciel depuis le discours de Ouagadougou. C’est un partenariat d’égal à égal », avait-il déclaré. Ce premier logiciel qu’on espère vivement changer pourrait donc être installé au Tchad avec pour nouvelles thématiques l’entrepreneuriat, la jeunesse, les industries culturelles et créatives, le sport.

La France a besoin d’améliorer ses relations diplomatiques avec l’Afrique, notamment à travers l’implication du monde économique. « Nous le faisons méthodiquement », estime Emmanuel Macron, puisque beaucoup de groupes français se sont désinvestis du continent africain. Pourtant, il y a 15 ans, la France était une puissance bancaire et financière en Afrique. Mais « tout le monde a vendu », regrette le chef de l’État français.

Par Nathaniel MOUNONE

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