Ce mardi 28 janvier 2026, un conflit foncier secoue les quartiers de Digangali et Gardolé dans le 9ᵉ arrondissement de la ville de N’Djamena, à la suite d’une décision de justice ordonnant à des populations locales de libérer près de 196 hectares de terrains. Les occupants du site ont publiquement dénoncé ce qu’ils qualifient d’injustice foncière, estimant être victimes d’une décision judiciaire préjudiciable à de nombreux habitants déjà affectés par des projets d’utilité publique.
Le litige oppose la population de Walia Ndingali à un particulier, Al-Hadj Hissein. Selon les habitants concernés, un grave conflit foncier est en cours, nourri par une interprétation contestée d’un jugement judiciaire. D’après le document judiciaire présenté par le collectif des occupants, ce dernier affirme occuper légalement depuis l’an 2000 ce terrain situé à Walia Ndingali, d’une superficie initiale de 20 000 m². Ils y pratiquent l’agriculture, notamment les cultures maraîchères, et certains y ont établi leurs habitations.
Toutefois, ils dénoncent une exploitation détournée de la décision judiciaire, qui aurait permis de revendiquer une superficie de 196 hectares, sans commune mesure avec les termes réels du jugement. Ils pointent du doigt la complicité présumée de certains agents administratifs et magistrats dans cette affaire.
Face à cette situation, les populations concernées lancent un appel solennel au président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, ainsi qu’au ministre de la Justice et au ministre de l’Aménagement du territoire, afin qu’ils interviennent dans les plus brefs délais. Elles demandent la fin de ce contentieux foncier, dans le but de préserver la paix sociale et de garantir le respect des droits fonciers conformément à la loi.
Par ESSIBEYE Lévis

