Ce samedi 07 février 2026 à Amdjarass, chef-lieu de la province de l’Ennedi-Est, le Premier ministre, représentant le Président de la République, l’Ambassadeur Allah Maye Halina, a présidé la cérémonie officielle de lancement de la 6ᵉ édition du Festival international des cultures sahariennes (FISCA), en présence de plusieurs hautes personnalités gouvernementales venues de la sous-région.
Pour le Premier ministre, ce festival est un « grand rendez-vous de rencontres entre les peuples du Sahara, de brassage et de partage qui reflète l’ambition de notre pays de faire du Sahara, de la culture et du tourisme des piliers de notre développement ». Il a poursuivi en indiquant que le FISCA, à sa sixième édition, dépasse le cadre d’une simple célébration culturelle. Il traduit l’orientation de l’État, qui est celle de placer « nos territoires sahariens, non pas en marge, mais au cœur de l’action publique et reconnaître leur rôle essentiel dans la construction nationale ».
Le chef du Gouvernement a souligné que le Sahara, au-delà de son immensité et de sa splendeur, est porteur de cultures millénaires et d’un mode de vie façonné par la résilience, l’abnégation et une relation exigeante à l’environnement et à la vie en communauté. En les mettant en lumière, le Tchad affirme que ses cultures sahariennes sont des patrimoines vivants, porteurs de sens, de valeur et d’avenir.
À travers ce festival, des savoir-faire, des expressions artistiques, des traditions et des récits trouvent un espace de visibilité, de transmission et de reconnaissance. Cette dynamique nourrit la fierté des communautés, stimule la créativité et renforce les liens intergénérationnels. Dans le même temps, cette vitalité culturelle mobilise les communautés locales, soutient l’économie et crée des opportunités. Ainsi, « la culture devient ainsi un facteur de dynamisme territorial et un point d’appui pour l’initiative locale ».
Le Premier ministre a également mis l’accent sur le tourisme et appelé à sa construction.
Selon lui, le Sahara tchadien dispose d’atouts rares, notamment des paysages uniques, des sites naturels remarquables et des cultures profondément enracinées. « Ces atouts constituent une base solide pour bâtir un tourisme saharien responsable et attractif », a-t-il affirmé, soulignant que le Gouvernement envisage de développer un tourisme qui valorise les potentialités locales et crée des emplois durables.
Enfin, le chef du Gouvernement a exprimé le souhait qu’à l’image du Gourna, inscrit au patrimoine mondial, « nous devons porter l’ambition de faire reconnaître les cultures sahariennes comme patrimoine vivant de l’humanité. Il ne s’agit pas seulement de préserver des sites, mais de protéger des langues, des musiques, des récits, des gestes et des savoir-faire. Protéger ces cultures, c’est protéger une mémoire utile au monde ».
À travers le FISCA, le Tchad saisit l’occasion de positionner son Sahara comme une destination culturelle crédible et accessible, capable d’accueillir les visiteurs et de leur faire découvrir son histoire.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

