Afrique : les 10 armées les plus faibles selon les critères humains, logistiques et financiers

Selon La Nouvelle Tribune, les budgets militaires des pays africains présentent de fortes disparités, allant de forces armées relativement bien équipées à d’autres dont les capacités de défense demeurent très limitées. Dans plusieurs États, les effectifs mobilisables, les ressources financières et la logistique militaire constituent des facteurs déterminants dans les classements internationaux.

D’après le dernier rapport Global Firepower (GFP) 2026, relayé par Business Insider Africa, plusieurs pays africains figurent en bas du classement mondial, illustrant des contraintes structurelles, organisationnelles et budgétaires persistantes.

Ainsi, selon le classement GFP 2026, la République centrafricaine occupe la première place parmi les armées les plus faibles du continent, avec un indice de puissance de 4,2381 et un rang mondial de 143ᵉ. Elle est suivie du Libéria (indice 3,9275 – 141ᵉ mondial) et de la Sierra Leone (3,9201 – 140ᵉ).

Le Bénin se positionne au quatrième rang africain avec un indice de 3,8936 et environ 5,58 millions d’hommes mobilisables, ce qui le classe 138ᵉ au niveau mondial. La Somalie arrive en cinquième position (3,7393 – 137ᵉ), suivie du Gabon (3,0432 – 132ᵉ), de Madagascar (3,0381 – 131ᵉ) et du Botswana (2,9993 – 130ᵉ). Le Burkina Faso (2,9213 – 127ᵉ) et le Sénégal (2,8925 – 126ᵉ) ferment ce top 10 des armées les plus faibles du continent en 2026.

Ces classements reposent sur une combinaison de plusieurs critères, notamment la taille des forces armées, le nombre de militaires mobilisables, la qualité et la quantité des équipements, ainsi que les capacités budgétaires et logistiques.

Le classement Global Firepower ne doit pas être perçu comme une condamnation, mais comme un indicateur stratégique. Pour renforcer leurs capacités militaires, ces pays devraient prioritairement. Il faut d’abord professionnaliser les effectifs, en misant davantage sur la formation, la discipline et le commandement,
renforcer la logistique et le renseignement, adapter aussi les budgets de défense aux menaces réelles, notamment le terrorisme, l’insécurité transfrontalière et les crises internes.

Il faut également renforcer la coopération régionale, à travers des forces conjointes, des exercices militaires communs et le partage du renseignement et moderniser progressivement les équipements, en privilégiant des matériels adaptés aux réalités locales plutôt que des arsenaux coûteux et peu opérationnels.

Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

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