Tchad : le Projet Natur-OROA lancé au bénéfice de la nature et des communautés

Le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a présidé, ce mardi 24 février 2026 à N’Djaména, la cérémonie de lancement officiel de l’atelier consacré au Projet d’Amélioration de la gestion de la Réserve de Faune de Ouadi Rimé-Ouadi Achim, au bénéfice de la nature et des communautés (Natur-OROA). L’événement est organisé par Sahara Conservation et cofinancé par l’Union européenne.

La Réserve de Faune de Ouadi Rimé-Ouadi Achim, couvrant une superficie de 77 950 km², constitue un joyau écologique d’importance mondiale. Elle représente un sanctuaire pour des espèces emblématiques telles que l’oryx algazelle, l’addax et la gazelle dama.

Ce projet vise à renforcer la conservation de cet écosystème unique, tout en favorisant le développement durable des communautés locales. Il entend consolider les actions de lutte contre le braconnage, restaurer les habitats dégradés, assurer un suivi scientifique rigoureux des espèces et faire en sorte que la réserve demeure un espace de vie et d’échanges, où les populations riveraines sont les premières bénéficiaires et les premiers gardiens de cette richesse naturelle.

Pour la directrice des Opérations de Sahara Conservation, Violeta Barrios, cette Réserve de Faune constitue  » un patrimoine stratégique tant pour le Tchad et la communauté internationale. Elle n’est pas un espace d’une ère protégée ordinaire, c’est un paysage multi sages vital qui cohabitent une biodiversité unie et de dizaine de milliers de pasteurs et de communautés nomades et semi-nomades ».

Elle a mis l’accent sur les avancées enregistrées, notamment la réintroduction de l’oryx algazelle ainsi que de l’addax, toutes deux des espèces très rares. Trois priorités structurent ce projet : la conservation de la nature ; le développement d’une économie verte génératrice de bénéfices pour les communautés, avec un accent particulier sur le pastoralisme durable et l’autonomisation des femmes ; et enfin une gouvernance participative respectant le plan d’aménagement et de gestion 2023-2030.

L’ambition est claire :  » amplifier le progrès en matière de conservation tout en améliorant durablement la qualité des vies de population durable en particulier les plus vulnérables et les femmes » a laissé entendre la directrice des Opérations de Sahara Conservation.

Pour le ministre de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous, cette réserve est un patrimoine fragile.  » Il fait face à des pressions considérables : les effets du changement climatique, la pression sur les ressources naturelles, et la nécessité de concilier la préservation de la biodiversité avec les activités traditionnelles comme le pastoralisme, vital pour les communautés » a évoqué le ministre.

Ce projet Natur-OROA est  » l’incarnation de notre volonté de bâtir un Tchad plus résilient, plus vert, et fier de son patrimoine naturel » a déclaré Hassan Bakhit Djamous. Il poursuit :  » ensemble, avec nos partenaires, avec les communautés, et avec le soutien de tous les ministères, nous ferons de Ouadi Rimé-Ouadi Achim un symbole de renaissance écologique et un exemple de gestion durable pour l’ensemble du continent« .

Le ministre conclut en ces termes :  » ce projet est le vôtre . Il ne réussira que par votre implication, votre appropriation et votre vigilance quotidienne. La réserve que nous allons gérer ensemble est votre héritage commun. Protégeons là, valorisons la et faisons en un moteur de développement de développement pour vos communautés « .

Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

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