Face aux conséquences constatées çà et là du changement climatique sur les vies humaines, le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable a organisé, sous le haut patronage du Premier ministre Amb. Allah Maye Halina, ce mercredi 25 mars 2026, au ministère des Affaires étrangères, la deuxième édition de l’Exposition sur le financement climatique, placée sous le thème : « Diversifier le financement climatique pour la résilience et la croissance ». C’est le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, représentant le Premier ministre, qui a lancé les travaux de cette session.
Prévue du 25 au 26 mars 2026, cette deuxième édition de l’Exposition sur le financement climatique revêt une importance particulière pour le Tchad. En présence de plusieurs partenaires techniques et financiers, elle vise à mobiliser des financements pour l’adaptation au changement climatique et le renforcement de la résilience, afin de préserver les conditions de vie des populations.
Pour le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda, représentant le ministre de l’Environnement, » le climat n’est plus une contrainte mais un levier stratégique de notre développement ». C’est pourquoi le gouvernement tchadien s’engage à transformer ses engagements climatiques, tels que le programme d’énergie solaire, le reboisement ou la gestion durable de l’eau, en projets portés par des mécanismes financiers innovants.
Par ailleurs, il convient de noter les défis auxquels le Tchad fait face : sécheresses, inondations, avancée du désert et pressions sur les ressources en eau. Ces menaces pèsent sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de millions de citoyens. Face à cela, le Tchad a choisi la résilience et la sobriété carbone.Cependant, pour que ces engagements se traduisent réellement en actions concrètes, il est nécessaire de disposer de financements adaptés et accessibles. Car » le combat pour le climat est un combat pour la paix et la sécurité dans le Sahel », a déclaré Amir Idriss Kourda. Il poursuit en affirmant qu’en investissant dans la résilience climatique, » nous investissons dans la stabilité nationale et régionale ». Il a ensuite appelé, malgré la faible émission de gaz à effet de serre du Tchad, à une justice climatique qui reconnaîtra les efforts du pays.
Le représentant du ministre de l’Environnement, Amir Idriss Kourda, a indiqué que cette exposition sur le financement climatique repose sur trois axes prioritaires : la mise en relation entre porteurs de projets et bailleurs de fonds, l’innovation financière avec des instruments tels que les obligations vertes et les mécanismes de garantie, ainsi que la transparence et l’accès direct au financement climatique international.
Quant au représentant du Premier ministre, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, le changement climatique est une réalité quotidienne. » La désertification progresse, les ressources en eau se raréfient, les terres se dégradent, les inondations se multiplient, le Lac Tchad a vu sa superficie se réduire dramatiquement de plus de 90% », a-t-il souligné. Selon lui, le coût de la transition écologique se chiffre à des milliards de dollars, illustrant ainsi l’impact du climat sur l’économie, les territoires et la stabilité des populations.
Il s’est interrogé en ces termes : comment transformer les engagements en projets, et les projets en résultats concrets pour les populations victimes du récent dérèglement climatique, dont les causes sont scientifiquement identifiées et les responsabilités clairement établies ?Cette deuxième édition de l’exposition sur le financement climatique s’annonce comme une réponse à cette question. Elle vise à mobiliser des financements structurés, à promouvoir des projets bancables et à conclure des partenariats opérationnels.
Le gouvernement tchadien a rassuré les partenaires techniques et financiers quant à la sécurité de leurs investissements, affirmant que » chaque investissement engagé est un pari sur la stabilité, chaque partenariat conclu est un pas vers un avenir durable ».Il a enfin invité les participants à cette assise à réfléchir à des stratégies permettant d’obtenir des résultats tangibles, mesurables et durables pour la protection des populations.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

