Clôture de la Foire PFNL : vers une exploitation durable et inclusive des ressources forestières

Le directeur général adjoint du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Mbaïhoulam Djimnaini Gaou, a présidé la cérémonie de clôture des travaux marquant la deuxième édition de la Foire des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL), lancée le 27 mars 2026 à l’espace Talino Manu, dans la commune du 6ᵉ arrondissement de la ville de N’Djaména, ce mardi 31 mars 2026.

Le représentant du ministère, Mbaïhoulam Djimnaini Gaou, a affirmé que :  » Chaque soir, nos animations grand public ont permis à nos concitoyens de redécouvrir les vertus extraordinaires de nos PFNL phares : le néré, le miel sauvage, le tamarin, le karité et les tubercules de rônier. Ces moments ont rappelé à tous que nos forêts ne sont pas seulement un patrimoine écologique, elles sont un patrimoine économique et culturel inestimable ».

Les sept panels organisés pendant cette foire ont permis de réfléchir sur la filière PFNL, qui est en train de se structurer, et dont le développement doit s’accélérer. Ils ont également permis de mettre en lumière le rôle des femmes et des jeunes, véritables piliers du secteur. En effet, plus de 80 % des candidats au concours d’innovation et plus de 70 % des participants aux ateliers sont des femmes et des jeunes. Les recommandations issues de ces travaux exigent un quota minimum de 50 % de représentation féminine dans les organes de gouvernance de toutes les coopératives PFNL appuyées.

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Par ailleurs, les panels ont abordé les questions liées à la qualité, à la certification et au packaging. Les produits ne peuvent conquérir le marché qu’à condition de disposer d’une certification reconnue, d’un référentiel national qualifié et d’un conditionnement professionnel. La durabilité des filières PFNL a également été au centre des échanges, celle-ci dépendant directement de la santé des forêts. Il est donc impératif d’agir pour leur protection.

C’est pourquoi le ministère de l’Environnement a réaffirmé son engagement pour la reconnaissance légale du RENA-PFNL Tchad, l’inscription des PFNL dans les politiques nationales de développement durable, la création de centres techniques régionaux de transformation, ainsi que la mise en place de mécanismes de transformation et de normalisation des PFNL transformés avec l’ATNOR et le CECOQDA. Il est également prévu l’élaboration d’une stratégie nationale de valorisation et d’exportation des PFNL, assortie d’un plan d’action chiffré.

Enfin, il est envisagé la révision de la loi forestière afin d’y intégrer des dispositions spécifiques relatives aux PFNL et à leur exploitation durable, ainsi que l’adoption d’une politique de genre transversale dans tous les programmes de développement.

Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

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