Donald Trump a déclaré lundi 6 avril que l’Iran « tout entier » pourrait être « détruit » mardi soir. « Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit, et cette nuit pourrait bien être celle de demain (mardi) », a affirmé le président américain lors d’une conférence de presse.
Donald Trump a, de nouveau, menacé de détruire le réseau électrique et d’autres infrastructures civiles en Iran, réclamant la réouverture avant mardi à 20h00 (minuit GMT) du détroit d’Ormuz, dont la circulation est bloquée par Téhéran depuis les premiers jours du conflit. Ce blocus a engendré une flambée des prix de l’énergie. Donald Trump avait déjà formulé ce type de menace le 22 mars dernier. Les autorités iraniennes avaient rejeté un premier ultimatum.
Interrogé sur une proposition de cessez-le-feu avec l’Iran avancée par des pays médiateurs, Donald Trump a jugé que « ce n’est pas encore assez bien mais c’est une étape très significative« . De son côté, la Maison Blanche a confirmé que des pays médiateurs avaient proposé un cessez-le-feu de 45 jours en Iran, en ajoutant que Donald Trump n’avait pas validé cette idée.
Israël a visé des installations pétrochimiques du site de South Pars à Assalouyeh (sud) qui assure, selon le ministre israélien de la Défense Israël Katz, « environ la moitié de la production pétrochimique du pays« . Un autre complexe pétrochimique situé à Marvdasht, près de Chiraz (sud), a été frappé plus tard selon des sources locales, parlant de « dégâts mineurs« .
Téhéran a, de son côté, prévenu les Etats-Unis et Israël que la région deviendrait un « enfer » pour eux si leurs attaques venaient à s’intensifier, reprenant la rhétorique utilisée par Donald Trump et laissant craindre une escalade supplémentaire au Moyen-Orient.
Par Nathaniel MOUNONE

