Tchad : l’accès à l’eau potable, un défi persistant malgré les ambitions du PND 2030

La problématique d’accès à l’eau potable au Tchad peine à trouver des réponses idoines malgré les efforts du gouvernement. Pourtant, l’eau potable est essentielle pour la santé, l’économie et le développement social. La capacité à fournir de l’eau potable sûre et accessible est entravée par des conditions géologiques difficiles qui limitent les options de forage et de captation des eaux souterraines.

Selon l’ADAPT (Association pour le développement et l’accès à l’eau potable), près de 50 % de la population, soit environ 12 millions de personnes, n’ont pas accès à une source d’eau potable sécurisée. Cette pénurie d’eau a des conséquences désastreuses sur la santé publique. Les maladies hydriques, telles que le choléra et la diarrhée, se propagent rapidement, touchant particulièrement les enfants et entraînant des taux de mortalité alarmants.

Le pari du PND « Tchad Connexion 2030 »

Le Plan national de développement, Tchad Connexion 2030, ambitionne d’assurer l’accès universel à l’eau potable, en ouvrant aux privés la gestion de l’eau dans les provinces de concert avec les partenaires au développement. Une stratégie nécessaire car la fourniture d’eau à travers la Société tchadienne d’eau (STE) a prouvé ses limites à cause de sa faible extension. Avec l’implication des acteurs privés, des solutions adaptées à chaque province et à cout raisonnable pourraient être proposées et implémentées. Ainsi, l’objectif d’atteindre 11 millions de personnes supplémentaires avec un accès à l’eau potable pourrait être atteint.

Suivant les orientations stratégiques de ce PND dont le cout global est de 30 milliards de dollars, le gouvernement tchadien entend réaliser des forages, des installations et équipements de récupération d’eau de pluie ainsi que d’autres aménagements hydrauliques pour améliorer la productivité pastorale et agricole.

Pour ce qui est de la ville de N’Djaména, le nouveau PND contribuera à atteindre une disponibilité en eau de 150 000 m³ par jour, avec des stations de traitement et des forages et des canalisations supplémentaires.

Par Nathaniel MOUNONE

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