Le Comité de suivi des droits des membres et du personnel d’appui du Conseil national de transition (CNT) a tenu un point de presse ce samedi 20 décembre 2025. L’objectif était d’informer l’opinion publique nationale d’une situation jugée illégale et injuste relative au paiement des droits de fin de mandat des membres du CNT et de leur personnel d’appui.
Selon le comité, environ 400 agents assistants, chauffeurs, agents de sécurité, membres du protocole, hôtesses et autres personnels demeurent impayés, alors même que l’année budgétaire arrive à son terme. Pourtant, ces droits sont inscrits dans la loi de finances 2025, mais aucun décaissement n’a été effectué, dix mois après la clôture des travaux de l’institution qui a pourtant adopté ladite loi.
Le comité rappelle également que le versement des indemnités de fin de mandat constitue une tradition républicaine, respectée par toutes les législatures précédentes. Ce droit est, en outre, strictement garanti par l’article 114.2 du règlement intérieur du CNT.
Face à cette situation, le comité de suivi dénonce l’arrogance d’un gouvernement qui, selon lui, piétine des lignes budgétaires légalement votées. Ils redoutent d’être victimes de manœuvres politiques, au détriment de l’éthique et de la sagesse censées guider les plus hautes autorités de l’État. Le comité insiste particulièrement sur le sort du personnel d’appui, socialement vulnérable et apolitique, qui ne saurait en aucun cas payer le prix de ces blocages administratifs et politiques.
Au regard de ce qu’il qualifie d’illégalité manifeste et d’injustice persistante, le Comité demande solennellement le respect immédiat des lois par le gouvernement et le ministère des Finances, la préservation de l’honneur et de la dignité des parlementaires et des agents de cette institution clé de la transition, le paiement intégral des droits avant la fin de l’année 2025, ou à défaut, leur reconduction prioritaire dans le budget 2026, option juridiquement possible dans le cadre du bicaméralisme du Parlement.

