Sénégal : l’affaire Farba Ngom connaît de nouveaux développements

Selon « Libération », qui donne l’information, le mis en cause est soupçonné d’avoir « livré » deux téléphones portables au député alors que ce dernier était en détention.

Les enquêteurs auraient également retrouvé, parmi les fichiers exploités, des procès-verbaux d’audition de Tahirou Sarr, renforçant les soupçons d’irrégularités graves au sein du dispositif carcéral.
Par ailleurs, le journal révèle que M. Ngom, extrait du pavillon spécial pour les besoins de l’enquête, a opposé un refus catégorique de répondre aux questions des enquêteurs de la Section de recherches (SR).

Du côté du ministère de la justice on assure que c’est la découverte fin décembre, après une fouille, de deux téléphones portables que l’accusé détenait frauduleusement en prison qui justifient son maintien en détention, comme l’explique Yassine Fall, ministre de la Justice. « Ces appareils ont été utilisés pour des communications transfrontalières avec le Maroc, avec le Mali, avec l’Autriche, le Bangladesh et les États-Unis. Ces appareils ont aussi été utilisés pour des opérations financières. Donc, ces faits sont susceptibles de qualifications pénales multiples. Et nous allons demander l’ouverture d’une enquête approfondie ».

La ministre a annoncé l’ouverture d’« enquêtes approfondies » afin de faire toute la lumière sur ces graves accusations.

Dans ce dossier, Farba Ngom, proche de l’ancien président Macky Sall, est notamment poursuivi pour association de malfaiteurs, complicité d’escroquerie sur les deniers publics, blanchiment de capitaux et abus de biens sociaux, des chefs d’accusation que la défense a toujours vigoureusement contestés.

La défense de Farba Ngom avait multiplié les démarches pour obtenir sa liberté provisoire, soulignant l’état de santé fragile de leur client, estimant son état de santé incompatible avec la détention. Au cours de la procédure, la Chambre d’accusation avait annulé une partie de la décision de maintien en détention et ordonné le transfert de l’élu dans un centre hospitalier, mais les avocats avaient jugé cette mesure insuffisante et saisi la Cour suprême, a souligné Afrik Com.

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