Dans un communiqué au vitriol signé ce jour à Yaoundé par sa porte-parole, Me Alice Ngom, le président du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), Issa Tchiroma Bakary, a annoncé que son parti ne participera ni aux législatives ni aux municipales. Depuis son exil en Gambie, le leader politique dénonce un « gangstérisme d’État » et appelle à l’union sacrée autour de sa « légitimité »
Le FSNC, par la voix de sa porte-parole Me Alice Ngom, a clarifié sa position face aux prochaines échéances électorales. Pour Issa Tchiroma Bakary, qui s’exprime en qualité de « Président légitime », le processus en cours n’est qu’une vaste « forfaiture » qui vise à légitimer un régime en fin de cycle.
Le communiqué dresse un bilan macabre de la situation du pays. Le président du FSNC accuse vertement le pouvoir de Yaoundé d’avoir méthodiquement verrouillé tous les leviers de l’État :
Le texte pointe une gestion aux mains d’une « seule composante socioculturelle » au détriment de l’équilibre national.
Selon le communiqué, le régime tenterait désormais de s’emparer du Parlement via des scrutins organisés dans « l’illégalité ».
La position du FSNC est sans ambiguïté. le parti ne présentera aucune candidature. « Tout parti politique qui y participe cautionne la forfaiture et s’en rend complice », prévient le leader en exil.
Un choix moral : « Pour ou contre le peuple »
Au-delà de la stratégie politique, Issa Tchiroma Bakary invoque une dimension morale et historique. Il rappelle à ses partisans le sacrifice de ceux qui ont perdu la vie et refuse toute « profanation de leur sang » par une participation électorale qu’il juge indigne.
« Le choix est limpide : pour le peuple ou contre le peuple », conclut le communiqué. Revendiquant un « mandat souverain », le président du FSNC réaffirme que sa priorité demeure une « réforme institutionnelle profonde », promettant de ne jamais laisser défier son autorité légitime.
Par Nathaniel MOUNONE

