La ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatima Goukouni Weddeye, a présidé, ce vendredi 13 février 2026 à N’Djamena, la cérémonie d’ouverture de l’atelier sous-régional consacré au renforcement de la coordination nationale pour la fourniture de services météorologiques, hydrologiques et climatiques en faveur du développement durable.
Organisé par l’Organisation météorologique mondiale (OMM), cet atelier fait suite à celui consacré au renforcement des mécanismes de coordination et de communication en appui à la production et à la diffusion des alertes précoces, tenu avec des experts techniques. Il réunit les secrétaires permanents représentant les pays membres de l’OMM d’Afrique centrale et de l’Ouest.
La secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, a salué les efforts déployés par les États en matière de résilience climatique et a plaidé pour des actions concertées afin de mieux protéger les populations face aux risques croissants liés au climat, rappelant que « le climat n’a pas de passeport, tout comme l’eau ».
La ministre Fatima Goukouni Weddeye a souligné que, face à l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes, la consolidation des systèmes nationaux d’information météorologique et hydrologique constitue un impératif stratégique. Elle a insisté sur la nécessité d’anticiper les risques, de renforcer la résilience des territoires et d’appuyer la prise de décision publique, notamment dans les secteurs prioritaires que sont l’agriculture, les transports, la gestion des ressources en eau et la protection civile.
Elle a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement du Gouvernement à promouvoir une gouvernance climatique moderne, intégrée et efficace, au service du développement durable et de la sécurité des populations. Elle a annoncé la création d’une station de qualité de l’air à N’Djaména ainsi que l’amélioration de la production et de la diffusion des bulletins météorologiques. Elle a également annoncé la construction et l’équipement d’une salle de veille hydrométéorologique.
La ministre a invité les participants à prendre en compte plusieurs priorités dans leurs échanges : les mécanismes permettant de garantir un financement opérationnel stable pour les services météorologiques nationaux ; le renforcement des capacités des cadres et des institutions en charge de la météorologie ; l’extension, la modernisation et la maintenance des réseaux d’observation, ainsi que leur alimentation en énergie fiable ; la mise en place et le renforcement des cadres juridiques permettant l’autonomie opérationnelle des services météorologiques et hydrologiques ; et la promotion des mécanismes de coopération régionale pour le partage des données, l’interopérabilité et la diffusion rapide des alertes.
À travers cette initiative, le ministère des Transports et ses partenaires entendent consolider la coopération technique sous-régionale et positionner les services météorologiques, hydrologiques et climatiques comme de véritables leviers de prévention des risques, de résilience et de développement durable au bénéfice des populations.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

