Le secrétaire général du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Dihoulné Laurent, a présidé ce mardi 23 mars 2026 à l’ONAMA la cérémonie d’ouverture marquant la Journée météorologique mondiale (JMM), placée sous le thème » Observer aujourd’hui, protéger demain ».
La cérémonie commémorative de cette journée vise à moderniser les infrastructures météorologiques afin de favoriser des alertes précoces, l’adaptation agricole face à la variabilité des pluies et la gestion des inondations accrues par l’urbanisation.
Le directeur général de l’ANAM, Patalet Biampambé, a souligné que ce thème n’est pas un simple slogan ; » il trace la voie de notre action collective ». Il a ensuite présenté les réalisations de l’ANAM : la réhabilitation et l’installation de stations, le déploiement de postes pluviométriques, la mise en service d’une station de qualité de l’air à N’Djaména, ainsi que l’amélioration de la production et de la diffusion des bulletins. À cela s’ajoute le projet de construction d’une salle de veille hydrométéorologique afin de renforcer la surveillance et la coordination. Il a également appelé à une mobilisation collective : engagement politique, financements stables, innovation et appropriation locale.
Au regard de l’importance de la météorologie, l’ANAM a décrété une semaine nationale de la météorologie (SENAMET), une initiative destinée à inscrire durablement la météorologie dans l’agenda national, à sensibiliser les concitoyens et à mobiliser des ressources pérennes pour moderniser le réseau d’observation et garantir des services fiables pour tous.
Selon le secrétaire général du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Dihoulné Laurent, » la météorologie constitue un outil d’aide à la décision indispensable à la planification dans les secteurs aussi déterminants que le développement rural, les transports, la gestion de l’énergie et des ressources, la santé publique, ainsi que la protection sociale ». Le thème » observer aujourd’hui, protéger demain » est un véritable appel à la responsabilité collective. Il traduit une exigence d’anticipation, de rigueur scientifique et d’engagement en faveur des générations futures « .
En effet, observer signifie comprendre les dynamiques de l’environnement. C’est aussi anticiper les risques et orienter les décisions. Et » protéger demain » signifie bâtir une société résiliente. C’est garantir à chaque citoyen, en tout point du territoire, l’accès à une information météorologique fiable, accessible et intelligible. C’est également faire de la météorologie un outil stratégique au service de la sécurité alimentaire, de la prévention des catastrophes et du développement durable.
Au-delà des efforts conjugués par le gouvernement tchadien pour moderniser l’ANAM, le réseau d’observation demeure perfectible, limitant la capacité à anticiper toutes les crises, à sécuriser les activités agricoles et à assurer une gestion durable des ressources naturelles.
Désormais, la SENAMET inscrit la météorologie au cœur de l’agenda national. Elle vise à mobiliser l’ensemble des acteurs autour du renforcement des systèmes d’observation et de prévision, à travers des panels thématiques, des échanges institutionnels, des ateliers techniques ainsi que des activités de sensibilisation.
Le secrétaire général du ministère des Transports, en saluant l’appui des partenaires techniques et financiers, a invité tous les secteurs (privés comme publics) à s’impliquer dans cette dynamique d’observation et de protection, très importante pour la vie des populations.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

