Le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno fait le pari de la sédentarisation ministérielle

Ce qui était longtemps revendiqué est désormais là : la stabilité ministérielle. Ce 1ᵉʳ avril 2026, le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno a décidé de rompre avec la tradition des remaniements cycliques afin donc de transformer l’inertie administrative en dynamique de résultats. Il faut salue l’acte sans haine.

Par le passé, le mouvement à la tête des ministères au Tchad ressemblait à une partie de chaises musicales dont l’administration sortait toujours perdante. Et tout le monde décriait « cette façon de faire ». Les jeux se composaient entre fusions de ministères, changements de dénominations et remplacements intempestifs, voire leur suppression. Conséquence : les dossiers les plus brûlants finissaient souvent dans les tiroirs de l’oubli, car chaque nouveau ministre qui arrivait, réinitialisait les réformes jusque dans les services les plus subalternes et parfois sans résultats à la fin de son mandat. Le Chef de l’Etat a mis fin à tous ces désordres. Il n’a qu’un seul but : bien travailler pour changer le Tchad.

Depuis son élection en 2024, et plus encore avec la configuration gouvernementale actée ce 1ᵉʳ avril 2026, il ne faut plus se tromper.  Le Maréchal a identifié ce mal structurel. Il a, à cet effet, choisit la continuité en imposant cette forme de « sédentarisation » politique.

La liste des ministres maintenus ressemble à une colonne vertébrale que le pouvoir refuse de fragiliser. On note dans ce gouvernement moins de sorties. La plupart des ministres conservent leurs portefeuilles comme Tahir Hamid Nguilin aux Finances, Bakhit Djamous à l’Environnement, Abdoulaye Sabre Fadoul aux Affaires étrangères, Passalé Kanabé Marcelin à l’Énergie, Fatima Goukouni Weddeye aux Transports, Abakar Rozi Teguil à la Culture, Keda Balla à l’Agriculture, Awat Atteib à l’Élevage, Abdelmadjid à la Santé et Assileck Halata à l’Aménagement du territoire.

Néanmoins, cette stabilité n’est pas un chèque en blanc. Pour le Premier ministre Allah Maye Halina, le confort de la reconduction doit rimer avec l’obligation de performance immédiate.

Le chef de l’État mise sur les résultats. Le nouveau gouvernement de Allah Maye Halina a donc un défi à relever : le changement du niveau de vie des Tchadiens. Pour cela, il devra répondre aux attentes urgentes telles que l’emploi des jeunes, l’accès permanent à l’eau et à l’électricité, la justice sociale, la cherté de la vie et la sécurité intérieure.

Par Nathaniel MOUNONE

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