Le coordinateur des personnes handicapées de N’Djamena, Ali Ossingpendé Justin, a tenu un point de presse regroupant un groupe de coalition, ce 11 avril 2026 au stade d’Habbena situé dans le 7ᵉ arrondissement de la ville de N’Djamena, pour lancer un dernier cri d’alarme et un plaidoyer auprès du gouvernement afin de reprendre les activités commerciales sur le trajet N’Djamena-Kousseri. Cet énième cri d’alarme fait au silence prolongé de la ministre de l’Action sociale, Zara Mahamat Issa alias Dénémbaye et la direction générale des douanes.
Selon le coordinateur, cette coalition regroupe les principales structures représentatives des personnes en situation de handicap et a pour but de se faire écouter par les autorités nationales, les partenaires techniques et financiers, la communauté internationale pour examiner la situation qu’ils traversent actuellement à travers le pays.
Plusieurs revendications et les propositions de cette couche de la société semblent être restées sans suite. Il s’agit entre autres de la mise en place d’un mécanisme exceptionnel de soutien financier (30 000 000 FCFA) à chaque personne handicapée sur l’ensemble du territoire, de l’octroi des bus pour faciliter le transport de leurs marchandises mais aussi des étudiants en situation de handicap et du renforcement de la politique d’insertion professionnelle de ces personnes handicapées diplômées dans la fonction publique.
Cependant la coalition exprime sa volonté de collaborer avec les autorités publiques et les partenaires nationaux et internationaux ainsi que les organisations de la société civile pour mettre en place un dialogue afin d’avoir une solution durable.
Pour rappel, la restriction de la circulation des personnes handicapées sur l’axe de N’Gueli plonge ces dernières dans une situation sociale encore plus déplorable. En dépit des cris multipliés, le ministère de l’Action sociale et la direction générale des douanes ferment les oreilles et préfèrent les traiter de « perturbateurs ». Cette situation alarmante est aggravée par l’absence de mécanismes alternatifs suffisants favorisant leur inclusion socio-économique.
Par GOOGLUCK Nakicel, Stagiaire

