Aviation civile : le Tchad renforce la réglementation pour une intégration sûre des drones dans l’espace aérien

Le directeur général de l’Autorité de l’Aviation civile (ADAC), Brahim Guihini Dadi, a présidé, ce lundi 7 septembre 2026 à N’Djaména, la cérémonie de lancement de l’atelier de formation et d’échanges sur la réglementation de l’exploitation des systèmes d’aéronefs télépilotés.

La cérémonie d’ouverture a vu la présence des membres exécutifs des Autorités Africaines et Malgache de l’Aviation Civile (AAMAC) et de l’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSA-AC).

Cet atelier a pour objectif de favoriser un développement sûr et durable de l’écosystème des aéronefs télépilotés en Afrique, en garantissant, d’abord, un cadre réglementaire robuste et cohérent, adapté aux réalités africaines. Ensuite, il permet d’assurer une intégration harmonieuse des drones dans l’espace aérien existant. Enfin, l’atelier sera l’occasion de renforcer les capacités des États membres afin de mieux gérer les enjeux liés à l’exploitation des drones.

Pour le secrétaire exécutif de l’AAMAC, Louis Bakienon, «l’intégration des drones dans l’espace aérien est un défi majeur et il est de notre devoir en tant que Autorités responsables du secteur, en tant qu’instances régulatrices, d’anticiper, d’encadrer et d’accompagner nos Etats dans cette transformation». Pour lui, « les drones ne doivent pas faire peur aux États, au contraire, les États se doivent de se les approprier et les mettre à la portée des populations». C’est la condition pour que l’État demeure maître du développement de cette technologie.

Le rôle de l’AAMAC consiste à travailler au rapprochement des réglementations des États dans le domaine des RPAS, afin d’assurer des pratiques harmonisées d’un État à l’autre et d’accroître ainsi la sécurité, tout en demeurant conformes aux standards définis par l’OACI.

Pour le directeur général de l’ADAC, l’innovation technologique transforme profondément, et surtout, le secteur de l’aviation civile. Il a souligné que « l’avion sans pilote n’est plus une perspective lointaine». Il a poursuivi en disant que « les aéronefs non habités, communément appelés drones, ne sont plus de simples outils expérimentaux ; ils sont devenus des éléments incontournables du transport aérien moderne».

L’application de ces outils touche de nombreux secteurs : inspection et surveillance des infrastructures, topographie, prospection des ressources minières et pétrolières ainsi que des minerais du sous-sol, cartographie, surveillance météorologique, logistique, agriculture, gestion des catastrophes ou encore mobilité urbaine.

Toutefois, cette évolution comporte de nouveaux défis en matière de sûreté, de sécurité de navigation aérienne et de protection de la vie privée. C’est dans ce sens que le directeur général a mis l’accent sur l’encadrement du développement de ces nouvelles technologies, afin de garantir la sécurité et l’efficacité de leur intégration dans l’espace aérien, ainsi que sur l’accompagnement des acteurs du secteur (exploitants, télépilotes, personnels de maintenance et de supervision technique) afin de maîtriser les exigences réglementaires et opérationnelles.

Aux apprenants, le directeur général de l’ADAC a recommandé de saisir pleinement cette opportunité, de poser des questions, d’échanger et de confronter les pratiques afin de construire une expertise durable.

Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

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