Ce lundi 12 octobre 2026, à N’Djaména, la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatima Goukouni Weddeye, a présidé la deuxième session du Groupe d’analyse des événements ATS de la région Afrique-océan Indien (AEAG/2) et la première réunion du Groupe d’action tactique de l’AASPG (AG/1). La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités du secteur du transport aérien, venues de différents pays africains.
À cette occasion, le directeur général de l’Autorité de l’aviation civile (ADAC), Brahim Guihini Dady, a souligné que « la sécurité de la navigation aérienne repose sur notre capacité collective à détecter les événements, à tirer de chaque expérience des enseignements concrets ». Selon lui, un incident, même sans conséquence immédiate, constitue un signal précieux. Lorsqu’il est correctement analysé, il permet d’identifier les vulnérabilités du système avant qu’elles ne conduisent à un événement plus grave.
Dans cette perspective, l’ADAC entend promouvoir un dispositif fiable de notification, de collecte et de partage des données relatives aux incidents de la circulation aérienne. L’objectif est de reconstituer les faits, d’examiner les facteurs contributifs humains, techniques, opérationnels et organisationnels, puis de formuler des mesures de prévention adaptées.
L’institution s’engage également à renforcer les compétences des acteurs afin que les analyses débouchent sur des recommandations pertinentes, suivies d’actions correctives mesurables et durables. Elle entend enfin instaurer une culture proactive de la sécurité au sein des organisations du secteur aéronautique.
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Présidant cette deuxième session prévue du 12 au 15 octobre, la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatima Goukouni Weddeye, a rappelé que « l’analyse des événements de la circulation aérienne constitue un levier essentiel de prévention de risques. La collecte et l’exploitation rigoureuses des données permettront d’identifier les facteurs de risque, de comprendre les causes des incidents et de définir des mesures correctives et préventives adaptées. »
Dans cette optique, la ministre a exhorté les autorités de l’aviation civile, les fournisseurs de services de navigation aérienne, les compagnies aériennes, les gestionnaires d’aéroports ainsi que l’ensemble des professionnels du secteur à renforcer leur coopération. Elle a également mis l’accent sur la nécessité de promouvoir une culture de prévention fondée sur le partage d’informations, la responsabilité et l’amélioration continue, conformément aux normes internationales.
Le Tchad attend de cette deuxième session des avancées significatives dans le suivi des recommandations issues de la première réunion, tenue à Libreville, au Gabon. Il mise également sur une analyse approfondie des événements recensés et sur la formulation de recommandations concrètes, assorties de mécanismes de suivi efficaces.
À cet effet, la ministre a invité les participants à mettre pleinement leur expertise au service de résultats tangibles, en privilégiant le partage d’expériences, l’harmonisation des pratiques et la mise en œuvre effective des recommandations formulées.
À travers cette rencontre, le gouvernement tchadien réaffirme sa volonté d’accompagner les travaux de la deuxième session du Groupe d’analyse des événements des services de la circulation aérienne de la région Afrique-océan Indien (AEAG/2), dans le but de renforcer la coopération régionale et de contribuer à l’amélioration durable de la sécurité aérienne en Afrique.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

