Le Pr Daoussa Haggard met en demeure, Sitack suspend

Tout est parti d’une mise en demeure adressée au ministre de l’Enseignement supérieur par le président de l’université de N’Djaména. Dans une correspondance de 15 pages signée le 12 octobre 2026 et dont notre rédaction détient copie, le Pr Mahamat Saleh Daoussa Haggard a mis en demeure le ministre de l’Enseignement supérieur sur ses « agissements et décisions concernant l’université de N’Djamena ».

Le Pr Daoussa Haggar écrit ceci : « Je vous indique sans ambages que celle-ci (correspondance ndlr) vaut une mise en demeure formelle : elle appelle de votre part des explications écrites et des mesures de régulation dans les délais ci-après, à défaut de quoi je me réserve le droit d’en tirer les conséquences juridiques et institutionnelles qui s’imposent. »

Le président de l’université de N’Djaména a mis en copie la Présidence de la République, la Primature, le Secrétariat de la Présidence de la République, le Cabinet civil du Président de la République, etc.

Cette mise en demeure a été considérée par le Dr Sitack comme une insubordination. Car, dans une correspondance administrative, un subordonné ne peut pas mettre en demeure son supérieur et lui réclamer des explications. C’est que le ministre de l’Enseignement supérieur a qualifié d’une « insubordination notoire et manquements graves à la déontologie administrative ». Pour le D’ Sitack, le professeur Daoussa Haggar a fait usage d’une « posture provocatrice, agressive et irrévérencieuse envers l’autorité de tutelle et, par ricochet, la plus haute autorité de la République ».

Dans les prochaines publications, nous reviendrons sur d’autres révélations contenues dans cette correspondance ainsi que sur des tractations qui l’avaient meublée.

La Rédaction

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