Les assises nationales, point d’orgue du « dialogue national inclusif » annoncé par le général Abdourahamane Tiani en août 2023, se tiendront du 15 au 19 février 2025 à Niamey.
Cette initiative, fruit de consultations menées dans les huit régions du pays au début de l’année 2024, vise à définir les « axes prioritaires » de la gouvernance future et à déterminer la durée de la transition. Une commission nationale, présidée par le chef traditionnel Dr Mamoudou Harouna Djingareye et composée de personnalités diverses (anciens ministres, universitaires, juristes, militaires, conseillers du général Tiani, chefs religieux et figures de la société civile), a été spécialement créée pour préparer et conduire ces assises. Pas moins de 674 participants, représentant un large éventail de la société nigérienne (présidents, ministres, organisations de la société civile, chefs traditionnels, forces de défense et de sécurité, etc.), sont attendus pour prendre part à ces discussions cruciales.
Les délégués auront pour mission d’aboutir à un avant-projet de charte de la transition dans lequel ils devront formuler des recommandations. Le document pourrait notamment permettre d’en apprendre davantage sur la durée de la transition. Lors de sa prise de pouvoir en juillet 2023, le général Tiani – qui attend le rapport final de cette grande réunion sur son bureau au début du mois de mars – avait alors indiqué qu’elle pourrait s’étaler sur trois ans. Les assises devront également se prononcer sur le fait de savoir s’il pourra, ou non, se présenter aux futures élections.

